denise (90 ans)prend les voleurs pour des employés des eaux

  • Nandrin: Denise (90 ans)prend les voleurs pour des employés des eaux

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    Un vol peu banal s’est déroulé samedi, à Nandrin. Denise Poncelet, 90 ans, avait quitté son domicile.

    Lorsqu’elle est rentrée chez elle, la vieille dame s’est retrouvée face à deux hommes, qui se trouvaient dans son corridor.

    Les voleurs lui ont inventé qu’ils étaient des employés de la compagnie des eaux.

    Certains malfrats sont rusés, comme le montre le cambriolage qui s’est produit samedi matin, à Nandrin.

    Des voleurs s’en sont pris à une vieille dame, Denise Poncelet, 90 ans.

    Ils ont profité de son absence pour entrer, par effraction, dans son domicile. La Nandrinoise raconte: « J’étais allée chercher le journal que je devais apporter à mon frère.

    Il habite deux maisons plus haut.

    J’ai vu un homme avec une casquette.

    Il est venu à l’entrée de la cour de mon frère. Je ne le savais pas encore, mais c’était un voleur. Je l’ai vu descendre en courant. Pour moi, lui et son complice m’observaient et ont remarqué que je n’étais pas chez moi ».

    Pensant certainement avoir tout le temps devant eux, ces voleurs ne s’attendaient pas à se retrouver nez à nez avec la propriétaire des lieux.

    « Quand je suis rentrée chez moi, j’ai vu que la porte d’entrée était ouverte. Je suis entrée, et je me suis retrouvée face à ces deux hommes dans le corridor », poursuit Denise Poncelet.

    Et là, les malfrats n’ont pas manqué d’imagination pour justifier leur présence.

    Ils se sont fait passer pour des employés de la compagnie des eaux! « Je leur ai demandé ce qu’ils faisaient là.

    Ils m’ont répondu qu’ils venaient pour l’eau. Je leur ai expliqué qu’on était déjà passé pour ça il n’y a pas si longtemps.

    J’ai réalisé qu’on était un samedi, mais ils ont expliqué qu’ils avaient beaucoup de travail.

    Ensuite, ils m’ont demandé de montrer où se trouvait le compteur. Ils ont même continué leur parade en ouvrant mon robinet.

    Je les ai crus sur le moment même ».

    Par contre, la Nandrinoise a remarqué qu’un d’entre eux tenait en main deux objets qui se trouvaient dans la chambre de la victime. « J’ai voulu savoir ce qu’il faisait avec ces bibelots en main. Il m’a dit qu’il me les rendait et les a laissés là, dans le couloir.

    Ensuite, ils sont partis. Mon voisin possède une caméra de surveillance devant chez lui. On les voit s’enfuir en courant ».

    La scène s’est déroulée à une telle vitesse que la nonagénaire n’a pas réalisé qui elle avait vraiment en face d’elle.

    « Puis, on dit tout le temps que ce sont des jeunes qui font ça. Ce n’est pas vrai. Là, ils devaient avoir entre 25 et 30 ans », ajoute Denise Poncelet.

    C’est seulement lorsqu’elle est allée dans sa chambre, qu’elle a compris qu’elle venait d’être victime d’un cambriolage.

    « Toutes mes affaires étaient retournées.

    Je n’ai pas pour habitude d’avoir beaucoup d’argent à la maison.

    Ils ont juste pris les sous qui se trouvaient dans mon portefeuille ».

    L’enquête est en cours au sein de la zone de police du Condroz pour retrouver ces deux voyous.

    Article de DÉBORAH TOUSSAINT pour le journal la Meuse Huy-Waremme du 8 avril 2014

    Un conseil : ne laissez personne rentrer chez vous peu importe le motif

    Le délit dont a été victime Denise Poncelet n’est pas un vol par ruse. 
    En effet, les malfrats n’ont pas pris de fausse identité, comme un employé pour l’électricité, un faux policier…
    pour rentrer chez elle, puisqu’ils étaient déjà là lorsqu’elle est arrivée.
    Même chose pour les voleurs qui demandent quelque chose, comme un verre d’eau, pour distraire leur victime.
    Néanmoins, mieux vaut rester vigilant car ces escrocs n’hésitent pas à abuser de la crédibilité des personnes pour commettre leurs méfaits. 
    Et le plus souvent, ce sont des personnes âgées qui en sont les victimes.
    Voici les conseils de la police pour ne pas vous faire avoir. 
    «Tout d’abord, il faut demander de voir la carte, si la personne vous dit qu’elle travaille pour une société. 
    Cette carte peut être fausse. 
    Donc, laissez la personne dehors, fermez la porte, le temps de prendre contact avec son employeur, afin de vérifier si son identité est réelle.
    Et surtout, ne laissez pas rentrer une personne chez vous, peu importe le motif », recommande René Durieux, commissaire au sein de la zone du Condroz.
    Heureusement, au sein de cette zone, ce dernier indique que ce type de vol n’est pas monnaie courante. 
    Article de D.T dans le journal La Meuse H-W du 8 avril 2014