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  • La nomination du directeur du CPAS annulée à Nandrin

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    Denis Morrier n’a pas les titres requis

    Ce soir, le Conseil de l’action sociale devrait prendre une décision qui risque de faire des vagues à Nandrin. 

    L’ordre du jour prévoit en effet le retrait de la délibération du 5 juin 2013 qui portait sur la nomination d’un secrétaire/directeur général. 
    Denis Morrier n’a pas les titres requis, sa nomination est « irrégulière ». 
    Le directeur du CPAS nandrinois va donc perdre son job, suite à un recours introduit par une candidate malheureuse au poste.
     
    Tout commence par un examen de recrutement d’un secrétaire/directeur général de CPAS à Nandrin.
     
    Seuls deux postulants réussissent l’examen.
     Le Conseil de l’action sociale choisit la candidature de Denis Morrier, expérimenté dans le domaine des titres-services.
     
    La candidate déçue introduit alors un recours en annulation au Conseil d’Etat contre cette décision : «Quand j’ai lu la délibération,j’ai remarqué qu’il n’avait pas les titres requis, contrairement à moi », confie Laurence Leclercq, Nandrinoise responsable de l’ADL de Neupré.
     
    A savoir un diplôme universitaire et de sciences administratives (sauf dispenses). Le recours formé par Mme Leclercq est toujours pendant devant le Conseil d’Etat mais le Conseil du CPAS a décidé de prendre les devants. 
     
    A l’ordre du jour de ce soir, il est prévu de voter le retrait de la nomination de Denis Morrier.
     
     Il est indiqué dans un extrait du registre aux délibérations du Conseil de l’action sociale (que nous avons pu nous procurer) : « Le moyen relevé par Madame semble fondé, le Directeur général ne satisfaisant pas à une des conditions de diplôme imposée par le statut administratif du secrétaire du CPAS de Nandrin. 
    La nomination du secrétaire est irrégulière.
     L’annulation de la nomination par le Conseil d’État semble inévitable sinon très vraisemblable », précisant que «le Conseil a la possibilité de retirer une décision irrégulière qu’il a prise pour autant qu’un recours en annulation soit pendant devant le Conseil d’État », ce qui est le cas.
     
    Une décision qui intervient 10 mois et demi après la nomination dudit directeur...
     
    Si Denis Morrier n’a pas souhaité réagir avant le vote du Conseil, l’opposition « Pour Nandrin » monte au créneau. «Les irrégularités s’accumulent (d’abord les élections même si nous avons perdu notre recours, des irrégularités ont été relevées, puis les mandats de
    l’IDEN, maintenant ceci).
     
     C’est une faute grave du CPAS de n’avoir pas remarqué que M. Morrier n’avait pas les titres requis !
     Ça se voit facilement dans un CV tout de même »,pointe Marc Evrard. «Puisqu’on fait comme si M. Morrier n’avait jamais existé, qu’en est-il de la légalité des actes signés depuis sa désignation ? », s’interroge Bogdan Piotrowski.
    «La faute est double puisque non seulement le CPAS n’a pas fait attention sur le moment,mais en plus il a persisté dans son erreur jusqu’à aujourd’hui. 
    Et ce, malgré les éléments évidents du recours », ajoute Jeannick Piron.
    «Quand on n’est pas sûr, il faut s’adresser à un professionnel, par exemple le directeur général de la commune, pour qu’il vérifie.
     Cela n’a manifestement pas été fait », enchérit Marc Evrard.
     Les trois conseillers le clament, la confiance est rompue entre l’administration et les citoyens.
     
     Ils exigent la démission de la présidente du CPAS, Béatrice Zucca.
     
    Guy Mottet (Tous Ensemble),conseiller communal et CPAS et membre du bureau permanent, ne va pas jusque là. 
    «Mme Zucca at-elle la compétence pour juger de la teneur des documents soumis ? 
    A-telle vraiment les rennes du CPAS ? 
    De quelle autonomie dispose-telle ? », lance-t-il, faisant référence à ce qui s’apparente selon lui à une main mise communale.
    Le conseiller se pose pas mal de questions sur le fonctionnement du CPAS. 
    «Je ne prends pas encore position car je ne dispose pour l’instant que de bribes d’information données par le bourgmestre à la fin du dernier Conseil du CPAS.
     
     L’annulation de la désignation du directeur général est une volonté du Collège communal.
     
     Il est clair dans ma tête qu’on a les titres ou on ne les a pas.
    M. Morrier a été très honnête, il a fourni tous les documents, il appartenait au CPAS de les examiner et d’être cohérent. 
    Il a émis un choix non vérifié.
     
    A l’époque, notre groupe n’avait pas opté pour la candidature de M. Morrier et, au sein du bureau permanent,je n’ai pas voulu ester en justice pour défendre la décision du CPAS puisque le montant estimé pour ce faire était colossal (entre 50.000 et 75.000 euros) et qu’on avait peu de chances de gagner, disaient les avocats. 
     
     
    La majorité a néanmoins décidé d’y aller... »
    Le bourgmestre, Michel Lemmens (EC), n’a pas souhaité réagir.
     
     
    Article ANNICK GOVAERS dans le journal La Meuse Huy Waremme du 24 avril 2014
     
    LA CANDIDATE DÉÇUE
    « Pas sûr que j’aie la place »
     
    Laurence Leclercq, la candidate malheureuse au poste de directeur général du Conseil de l’action sociale, se montre prudente.
    Rappelons que le Conseil d’Etat n’a pas encore statué sur le dossier, bien que le CPAS estime l’annulation « inévitable ».
    «C’est une très bonne chose. 
    Cela dit, nous verrons bien, je n’ai encore eu aucun contact avec le CPAS. 
    L’annulation de la nomination du directeur général ne signifie pas que j’aurai automatiquement la place », déclare-telle.

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