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  • Déchets ménagers 88,30 KG par habitant à Nandrin

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    En matière de déchets ménagers, tous les Wallons ne se comportent pas de la même manière. Ces derniers jours, l’Office wallon des déchets a publié ses nouvelles statistiques sur les déchets produits durant l’année 2015.

    Si le Wallon trie mieux, les communes du Hainaut sont encore souvent à la traîne…

    D'ici cinq ans, tous les ménages wallons seront-ils équipés de poubelles à puces ? Telle est en tout cas la volonté du gouvernement, qui compte inscrire cet objectif dans le futur plan wallon des déchets. Les poubelles à puces ?

    Il s’agit de ces conteneurs à ordures ménagères qui sont pesés à chaque fois qu’ils sont vidés par les éboueurs. Un système d’où le citoyen sort généralement gagnant. Pourquoi ? Car il permet d’augmenter naturellement le tri sélectif.

    Résultat : on ramasse alors davantage de PMC, davantage de déchets organiques… et, du coup, moins d’ordures ménagères brutes qui terminent à l’incinérateur. Et comme le citoyen ne paie que pour les déchets qu’il a réellement jetés, il sort gagnant.

    Un système, mis en place dans un grand nombre de communes qui explique les grandes différences qu’on retrouve à travers le territoire. Ainsi, c’est Farciennes qui truste la première place du podium avec 214,52 kg d’ordures ménagères brutes par habitant.

    C’est un peu moins qu’en 2014, où l’on avait collecté 217,75 kilos par habitants.

    De l’autre côté de la Wallonie, à Amblève, on collecte 52,95 kilos par habitant.

    Différents paramètres peuvent expliquer ces grosses différences entre les communes de Wallonie.

    Il y a d’abord le mode de collecte des déchets.

    Il y a ensuite et surtout le tri sélectif. Durant les années 2000, l’augmentation des collectes sélectives des PMC a permis de diminuer drastiquement les quantités d’ordures ménagères collectées par habitant.

    Ajoutons à cela l’arrivée dans de nombreuses communes de collectes de déchets organiques.

    Une collecte qui permet, elle aussi, de faire diminuer la quantité de déchets ménagers qui partent à l’incinérateur.

    Enfin, il faut prendre en compte d’autres caractéristiques socioéconomiques comme le nombre d’habitants par commune, le taux de chômage… Et dans certaines communes touristiques, comme La-Roche-en-Ardenne, les chiffres peuvent aussi s’avérer élevés car ils tiennent compte des ordures ménagères produites par les vacanciers. Enfi n, les comportements inciviques, comme le fait de jeter aux PMC ou aux encombrants des ordures ménagères, peuvent influencer les résultats.
    SUPER PMC Enfin, comme nous vous l’annoncions il y a quelques semaines, le sac mauve devrait révolutionner les habitudes des ménages dans les prochaines années.

    Il remplacera le sac bleu PMC. Concrètement, il permet aux habitants d’y ajouter, en plus des traditionnels PMC, les emballages en plastique rigide (barquettes, raviers et pots) et ceux en plastique souple (fi lms, sacs et sachets).

    Un projet nommé « P+MC ». Si trois communes wallonnes permettent actuellement de tester différents scénarios de collecte, le ministre de l’Environnement, Carlo Di Antonio (cdH), voit déjà plus loin. Il veut généraliser ce concept à l’ensemble du territoire pour 2019.

    Il l’a annoncé en octobre dernier au Parlement de Wallonie. « Elle permet de simplifi er le message de tri, fort compliqué actuellement, et de développer des nouvelles filières de recyclage de plastiques spécifi ques. », avait ainsi précisé le ministre.

    Rappelons que si ces emballages en plastique ne vont plus dans les ordures ménagères classiques, la mesure pourrait avoir un impact direct sur la facture fi nale des ménages, surtout chez ceux équipés de poubelles à puces qui paient le traitement de leurs déchets au poids.

    Article de  

    GUILLAUME BARKHUYSEN
    © PHOTONEWS

    Source Sudinfo