décédé dimanche dans un accident

  • Le papa d’Adrien rend hommage à son fils, décédé dimanche dans un accident

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    ericb.JPGLundi, nous vous annoncions dans nos pages le décès d’Adrien Balthazar, un jeune Nandrinois de 22 ans dans un grave accident de la route sur l’E42.
    Quelques jours après la mort tragique du jeune homme, son père, Eric, nous a reçus chez lui, à Huy, pour évoquer la mémoire de son fils adoré. 
    Digne mais visiblement très affecté, Eric Balthazar n’a pas tari d’éloges sur son enfant : « Nous vivons un véritable désastre. 
    Adrien était un garçon charmant, que tout le monde aimait. 
    Je ne me souviens pas de son visage sans un sourire. 
    Il était très gai, très gentil. C’est un véritable drame qu’il soit passé de l’autre côté du chemin ».
    Avec pudeur, ce papa raconte les grands bonheurs de sa vie :« Il y a une semaine, il est venu à la maison, avec ma fille, mon gendre et leur petit garçon, Arthur, deux
    ans et demi. Pour moi, c’était le plus grand des bonheurs de les voir tous ensemble. 
    Adrien et ma fille étaient très complices. 
    Ils s’entendaient tellement bien, comme un père pouvait le rêver. Mon petit-fils, Arthur, voyait Adrien comme un dieu. 
    On était tous très proches. Mon fils a toujours été adorable avec ma deuxième épouse. 
    Et je ne retire rien à sa maman, la famille du côté maternela aussi subi le même choc que nous, et ils ont tous été extraordinaires».
    À tout juste 22 ans, Adrien commençait à se lancer dans la vie :« Il venait d’être engagé dans une entreprise nandrinoise, chez System D. 
    Ca se passait très bien, son patron, ses collègues l’appréciaient tous. 
    Il avait pris un appartement à Vyle-Tharoul très récemment. 
    J’étais très fier de voir mon fils commencer à prendre son indépendance. 
    Il devenait autonome et il allait construire sa vie.
    Il était en couple avec Justine,qu’il appelait « sa chérie ». Ils étaient très proches l’un de l’autre ».
    Bien connu dans le Condroz, le jeune Nandrinois laisse beaucoup d’amis derrière lui : « Il a longtemps été membre des scouts de Vyle-Tharoul. 
    Il était très actif à ce niveau-là, comme beaucoup de gens de notre famille ».
    Lorsqu’il a appris la nouvelle,Eric Balthazar était lui-même avec son papa Hubert en France :« Mon papa est la cheville ouvrière du comité de jumelage de SaintSéverin. Nous étions à 800 km
    d’ici quand j’ai reçu le coup de téléphone pour m’annoncer le drame. 
    C’était atroce pour moi de ne pas pouvoir être là rapidement.
    Je n’ai pas besoin de vous dire à quel point le retour a été difficile et la fête gâchée ».
    Si Eric Balthazar a tenu à témoigner, c’est avant tout pour remercier les gens qui l’ont soutenu : « Nous avons eu beaucoup de messages de soutien, des témoignages d’amitié. Ca nous a beaucoup touchés, toute la famille.
    Nous nous sommes rendu compte à quel point il était apprécié et aimé. Je veux remercier tous ceux qui ont été là pour lui et qui restent à nos côtés aujourd’hui . C’est
    très important pour que nous puissions surmonter ce drame qui nous marquera toute notre vie.
    Mon fils et moi étions tellement proches ».

    Article écrit par NOÉMIE BOUTEFROY dans le Journal la Meuse H-W Papier du 15 mai 2013

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    « Il n’avait pas bu, selon les expertises »

     

    Selon les premiers résultats de l’enquête, Adrien Balthazar n’avait pas bu au moment de son accident : « Je n’en sais pas plus pour l’instant.  
    Je serai tenu au courant par la police quand il y aura du nouveau.  
    Mais je tiens à préciser que les résultats d’expertise démontrent qu’il n’avait pas bu. 
     Il s’est tout simplement endormi au volant ». 
    Aujourd’hui, Eric Balthazar pense aux autres parents : « J’ai toujours dit à mes enfants d’être prudents, et pourtant, je vis aujourd’hui ce drame.  
    Je voudrais mettre en garde les parents, il faut préserver les jeunes de ces accidents de la route, autant qu’on le peut.  
    Mon fils n’était pas imprudent, il ne roulait pas trop vite. Il y a trop de famille dans la douleur,comme nous à cause d’accidents. 
    Il faut essayer au maximum de protéger nos enfants, les mettre en garde.  
    Je voudrais que ce qui est arrivé à mon fils puisse au moins servir à faire prendre conscience des dangers à quelques jeunes.  
    Ce serait déjà ça.
    Perdre son enfant, c’est la pire chose qui soit ».

    Article écrit par Noémie.B dans le journal La Meuse H-W du 15 mai 2013