corentin rulot

  • Le Nandrinois Corentin Rulot obtient le badge international

    Désormais, il pourra arbitrer hors de nos frontières

    S i Jonathan Lardot est devenu une véritable pointure de l’arbitrage en football même sur le plan international, un autre jeune Condruzien semble parti pour suivre cette voie.

    Mais en tennis, cette fois.

    C’est une promotion peu banale que vient de décrocher Corentin Rulot, un jeune Nandrinois (27 ans).

    Pour mieux la cerner, Frédéric Kesteloot, le président ampsinois de la commission liégeoise d’arbitrage, la détaille : « Il faut d’abord savoir que Corentin preste au plus haut niveau de l’arbitrage belge depuis deux ans.

    À ce niveau, il existe trois grades successifs.

    Pour franchir un palier supplémentaire, il a été obligé d’aller passer, à Londres, un examen de quatre jours et, qui plus est, en anglais.

    Il s’en est brillamment sorti car, à l’issue de celui-ci, il a obtenu le « White Badge » qui lui permet dorénavant de diriger des matches à l’étranger.

    A titre indicatif, il y a… 19 ans qu’un Liégeois n’a plus obtenu pareil diplôme. » Quant au lauréat, il n’est pas près d’oublier son récent séjour dans la capitale britannique.

    « Si je connais assez bien les règles régissant le tennis – c’est la moindre des choses –, je dois bien avouer que j’ai dû sérieusement réviser la pratique de l’anglais.

    D’autre part, le stress n’a cessé de grandir au fil des jours.

    Mais, au final, je ne m’en suis pas trop mal sorti, semble-t-il…

    Voici maintenant, une bonne semaine que je suis informé de mon aptitude à arbitrer hors de nos frontières. »

    Et de narrer ses débuts sur les courts et sur la chaise : «Après avoir testé différentes disciplines sportives, je me suis tourné vers le tennis.

    C’était au TC Condroz.

    Comme toujours, je voulais aller le plus loin possible, mais je me suis vite rendu compte que je ne serais jamais un grand joueur.

    C’est alors que j’ai réalisé qu’il y avait possibilité de faire son chemin dans l’arbitrage. J’avais 19 ans et c’était parti… » Une carrière qui est loin d’être terminée, mais qui est déjà truffée de l’une ou l’autre anecdote.

    «Au départ, j’ai de suite mordu à l’hameçon.

    En revanche, j’estimais que je n’étais pas assez soutenu par mes supérieurs hiérarchiques de l’époque. Raison pour laquelle, je n’hésitais pas à téléphoner aux organisateurs de tournois de la région pour leur recommander mes services.

    Une autre fois, je dirigeais mon tout premier match de tennis en chaise roulante. J’ignorais que les joueurs ont droit à deux rebonds.

    D’où une rencontre débutant dans l’incompréhension, mais se terminant dans l’hilarité générale… » On s’en doute, l’arbitrage ne nourrit pas son homme.

     

    D’où l’obligation pour notre interlocuteur de trouver sa voie sur le marché du travail. « Dans ce domaine également, je me suis longtemps cherché.

    J’ai entamé pas mal d’études.

    Même celle pour devenir conducteur de train.

    Mais, à 27 ans, je peux vous confier que je vais entamer ma dernière année en promotion sociale pour devenir éducateur.

    Ce qui me laisse pas mal de loisir pour le tennis. » -

    MICHEL CHRISTIAN

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