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  • Le «revenge porn» sera condamnable

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    revenge porn,condanationOn appelle ça le «revenge porn». Un nom un peu barbare pour qualifier un phénomène en pleine expansion: la revanche pornographique sur Internet. Cela consiste, en gros, à se venger de son ex en publiant des photos intimes de lui ou d’elle sur les réseaux sociaux.

    Interpol, mercredi dernier, classait ce fléau dans les cas de cybercriminalité en pleine expansion, aux côtés de l’abus sexuel d’enfants en ligne ou de l’extorsion d’argent en échange de données numériques piratées.


    SURTOUT DES FEMMES

    Ce «revenge porn» est justement au centre d’une proposition de loi que dépose la députée cdH Vanessa Matz. Objectif: inclure ce nouveau phénomène en pleine expansion dans le code pénal, afin de le rendre clairement punissable.

    La députée propose d’en faire une circonstance aggravante à l’article réprimant déjà le voyeurisme. Selon son texte, « le coupable qui aura agi par vengeance ou intention méchante sera condamné à une peine d’amende de 500 à 1.000 euros ».

    Cette fourchette est à multiplier par les décimes additionnels, qui sont actuellement fixés à 6. Cela donne donc une amende pénale qui pourra osciller entre 3.000 et 6.000 euros. De quoi, espère Vanessa Matz, faire réfléchir les contrevenants épris de malveillance.

    « Dans près de 90% des cas, les victimes de ces vengeances pornographiques sont des femmes », explique la députée. « Face à cette nouvelle tendance aux conséquences parfois dramatiques
    pour les personnes qui en sont les victimes, l’État a la responsabilité de mener une action efficace sans toutefois limiter les libertés de ses citoyens. »

    À ses yeux, « un juste équilibre doit être trouvé entre la liberté d’expression et le droit au respect de la vie privée, d’autant plus qu’il est rapporté que 30% des femmes ont peur que le contenu de leur téléphone portable se retourne contre elles ».

    De plus, « l’humiliation et la honte sont grandes chez les victimes ». Donc « le dommage moral subi face au dévoilement de leur plus stricte intimité doit, par conséquent, être sérieusement pris en compte et ne pas être sous-estimé ».

    Au terme de ce texte, ce ne sont pas seulement les partages de photos ou de vidéos sur Facebook et Twitter qui deviendront clairement répréhensibles.

    Toutes les applications du genre Snapchat ou Instagram ou même l’envoi de courriels seront passibles de sanctions.

    Article de CH. source Sudinfo