cimetières saturés

  • Nandrinois Cimetières saturés : tarifs à la carte dans les communes

    Lien permanent

    80%.jpgLe problème de saturation des cimetières est devenu tellement important dans certaines communes de Wallonie que certains locaux risquent, à terme, de ne plus pouvoir être enterrés dans leur propre village.

    Le signal d’alarme, qui touche de nombreuses communes, a été tiré au parlement wallon par le député Dimitri Fourny (cdH), qui s’inquiète également de la capacité financière de certaines entités à pouvoir construire de nouveaux cimetières.

    « C’est vrai », confirme le ministre Paul Furlan (PS), « la saturation des cimetières est un problème que des villes et communes rencontrent de manière trop fréquente ».

    En cause, estime le ministre, « le manque de suivi des sépultures en état d’abandon ou dont la concession a expiré, le travail de relevé des sépultures permettrait à bon nombre de communes de retrouver les espaces nécessaires ».

    Pour Paul Furlan, il n’est pas question d’interdire l’accès aux sépultures à certaines catégories, comme les personnes non domiciliées dans la commune.

    Par contre, le ministre rappelle aux communes qu’il est possible d’octroyer des conditions financières plus intéressantes à leurs habitants, notamment en les exemptant du paiement de la taxe d’inhumation.

    « Mais les communes peuvent également prévoir des tarifs différents par catégorie à travers leur règlement redevance », poursuit-il.

    Le ministre cite notamment les personnes habitant dans la commune ou l’ayant été ou qui y ont un lien familial.

    « Il est probable que les communes les plus touchées adaptent le plus leurs prix mais je veillerai à ce qu’une proportion raisonnable soit maintenue, puisqu’il s’agit d’un service rendu », conclu Paul Furlan.

    NON LOCAUX : PRIX DOUBLÉS

    À Charleroi par exemple, on n’a pas attendu les consignes du ministre pour adapter les prix. Ainsi, les concessions pour les personnes n’ayant pas vécu deux tiers de leur vie sur le territoire de la commune seront deux fois plus chères que pour un local.

    Or, le tarif de base s’élève déjà à 1.020 euros pour une concession dans un caveau pour un corps et pour trente ans.

    C’est que l’entretien des cimetières a un coût pour les communes. Dans la première ville de Wallonie (Charleroi) on compte 25 cimetières et 34 fossoyeurs, pour un coût annuel de 1,2 million d’euros.

    Article de - D.SCA Source Sudpresse Sudinfo http://journal.lameuse.be/ 2 juin 2016 page 15