ce n’est pas obligatoire pour une administration publique

  • Reclassement des agents licenciés « Ce n’est pas obligatoire pour une administration publique »

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    audrey.JPGSuite à notre article d’hier concernant les travailleuses licenciées de la crèche sociale de Nandrin, l’opposition a réagi :

    «Nous sommes indignés de la réponse du bourgmestre : qu’il ne sache rien est étonnant car il a conduit toutes les interventions avec les parents et le personnel.

     La majorité a pris une position politique, celle de fermer la crèche du CPAS, elle doit maintenant aller jusqu’au bout. 
    Si elle a promis des reclassements, il faut agir de manière responsable. 

    Nous pensons également et de plus en plus que le terrain de la crèche sera revendu pour financer la construction de la nouvelle maison communale »,
    déclare Marc Evrard, du groupe « Pour Nandrin ».

    Le bourgmestre de Nandrin, Michel Lemmens, insiste quant à lui sur la bonne volonté des autorités communales.

     «Le principe d’accompagnement des travailleurs n’est obligatoire pour une société privée que si le travailleur a plus de 45 ans ou dans le cadre d’un licenciement massif. 

    En outre, il faut que la personne soit licenciée et qu’elle n’ait pas un autre emploi.
    L’administration publique, elle, n’est pas du tout obligée de recourir à ce système, c’est peut-être même la première fois qu’une commune met un outplacement en place.
     Les conditions sont cependant les
    mêmes : deux agents étant en maladie (dont une sera recasée à l’école de Villers), seule une personne peut, à l’heure actuelle, bénéficier de cet accompagnement.
     Reste au conseil du CPAS à lancer un marché public pour désigner l’ASBL qui s’en chargera», précise le mayeur. 

    Un accompagnement d’un mois ou deux qui, s’il est concluant, coûtera 1.800 euros/agent. «Je me suis engagé à être présent aux entrevues.»
    Quid de Audrey Vanesse, la jeune fille affectée à l’entretien de la crèche qui revend sa voiture suite à son licenciement ?

     «Vu qu’elle a un autre mi-temps sur le côté, elle ne rentre pas dans les conditions d’un outplacement. 
    Néanmoins, la présidente du CPAS l’invitera à la rencontrer pour chercher une solution. »

    Le bourgmestre ne se prononce pas encore sur la revente du terrain de la crèche.
    «C’est encore trop tôt pour le dire. 

    Ce n’est pas prévu à l’heure actuelle mais fait partie des pistes envisagées, puisque l’ensemble des terrains du CPAS sera, à terme, revendu.» 


    Article de ANNICK GOVAERS pour le journal La Meuse H-W du 25 septembre 2013  


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