catherine craint une déchirure d’un de ses implants mammaires

  • PIP à Nandrin: Catherine craint une déchirure d’un de ses implants mammaires

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    • pip.jpgIl y a 5 ans, Catherine s’est fait implanter deux prothèses mammaires dans une clinique privée de Huy. Ce mardi, elle a été prévenue qu’il s’agissait de prothèses PIP. “ Je n’en dors plus ”, confesse-t-elle depuis qu’elle sait qu’il pourrait y avoir des fissures. 

      Catherine, 50 ans de Nandrin, est une des 300 patientes belges porteuses de prothèses mammaires controversées de la société française PIP au gel frelaté, sujettes à ruptures et à fuites. Nous l’avons rencontrée et elle a accepté de témoigner mais à la condition de rester anonyme. Pour préserver son intimité.

      Il y a cinq ans, suite à une maladie, j’ai perdu énormément de poids, nous explique-t-elle. De 74 kilos et de la taille 42/44, je suis passée à 46 kilos et à la taille 36 ”

      Une perte de poids aussi spectaculaire laisse inévitablement des traces. “ Je me sentais vide, triste avec ce corps que je ne reconnaissais plus ”, glisse-t-elle pudiquement.

      C’est alors qu’une collègue lui parle de chirurgie plastique et en particulier d’un “ super-chirurgien ” de Huy. “ Je n’ai jamais cherché à être une bimbo. J’ai toujours vécu avec une poitrine imposante. Ce que je voulais, c’est me faire pour une fois un petit plaisir ” se défend-t-elle doucement.

      Peur d’un accident

      Rendez-vous est pris. “ Le chirurgien m’a proposé des prothèses en précisant que c’était des Rolls Royce, qu’il n’y avait pas meilleur sur le marché ”.

      Catherine passe sur le billard, s’acquitte des 5.000€, coût de l’opération pour les deux seins, et quitte le cœur léger la clinique. Puis, fin 2011, le scandale des prothèses PIP éclate. Catherine s’inquiète. Elle ignore la marque des implants qu’on lui a placés mais un rapport médical faisant suite à un scanner du thorax qu’elle vient de subir fait état de suspicion de déchirures à la prothèse mammaire droite. Le médecin écrit. Panique, on s’en doute. Et puis mardi, coup de fil de la clinique privée où elle a été opérée cinq ans plus tôt. “ J’apprends que je suis porteuse d’une prothèse PIP et que le chirurgien me recevra dans dix jours ”.

      Catherine n’attend plus qu’une chose: “ qu’on me retire ces prothèses


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      Article complet dans la Meuse de samedi 14 janvier 2012