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  • Toujours au GSM, attention le cancer rôde

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    i2.JPGLe cancer de l’oreille interne est encore rare en Belgique.

    Pourtant, le nombre de cas a doublé dans toutes les régions d’Europe.

    Dans notre pays, en deux ans, nous sommes passés de deux nouveaux diagnostics par an à six.

    En France et en Allemagne, les médecins comptabilisent plus de 500 nouveaux cas chaque année.

    Cette augmentation est liée à une utilisation abusive des téléphones portables.

    Ce cancer touche principalement les personnes qui ont leur smartphone greffé à l’oreille au moins une heure par jour. Les spécialistes sont très inquiets et se sentent impuissants.

    DES PERTES D’AUDITION

    Les symptômes du cancer de l’oreille interne sont : une diminution progressive et unilatérale de l’audition, des acouphènes, des troubles de l’équilibre, des otites répétées, des maux de tête, des vertiges, des nausées, une paralysie du visage ou une surdité soudaine.

    De temps à autre, un liquide qui ressemble à du pus peut s’échapper du conduit auditif.

    Dans 70 % des cas, c’est la perte d’audition qui pousse les personnes malades à consulter un médecin.

    Ce cancer n’ayant rien de spécifique, les diagnostics sont souvent tardifs. Les symptômes sont alors irréversibles. Seul, le CHU de Bordeaux est spécialisé dans le domaine.

    « Contrairement aux autres cancers, ce sont les ORL qui traitent ces cas.

    Ils pratiquent un examen approfondi de l’oreille à l’aide d’un microscope et d’un spéculum (petit entonnoir placé dans le conduit auditif pour examiner le tympan).

    La réalisation d’une imagerie scanner ou IRM est également nécessaire.

    Si un cancer de l’oreille est suspecté, le médecin réalisera des biopsies sous anesthésie locale.

    Ce n’est que de cette manière qu’on pourra affirmer avec certitude le diagnostic », explique le responsable du service ORL.

    UN SUIVI À VIE

    Pour le cancer de l’oreille interne, les deux principaux traitements sont la chirurgie et la radiothérapie.

    La chimiothérapie est rare.

    Le choix du traitement dépend de l’âge du patient, du type de tumeur, de sa localisation et de son stade.

    Les opérations sont longuement réfléchies car elles peuvent endommager définitivement les facultés auditives.

    Après guérison, un suivi à vie est obligatoire.

    Article  ALISON VL Source Sudinfo .