cambriolages en sÉrie

  • CAMBRIOLAGES EN SÉRIE

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    voleur.gifDepuis quelques semaines,une vague de cambriolages touche la commune de Nandrin. 

    À chaque fois, le mode opératoire est pratiquement similaire, les voleurs percent un trou dans une porte-fenêtre et cassent le barillet de la serrure.

    Ils entrent ensuite, fouillent le rez-de-chaussée de l’habitation et partent avec les objets de valeur,l’argent liquide, tout ce qui est facile à emporter.

    Dans la nuit de jeudi à vendredi,c’est la rue des Hausseurs qui a été visitée par l’équipe de malfaiteurs.

    Pas moinsde 5 habitations ont subi un vol ou une tentative de vol. 

    À chaque fois, les propriétaires étaient présents.

    Pierre Lecoq, riverain, a vécu cette triste expérience: “Ils sont entrés par une fenêtre. 

    Ils ont emporté deux sacs avec leur contenu,les clés,les GSM, les portefeuilles. 

    Mais une fois qu’ils y ont pris l’argent, ils ont tout abandonné sur place. 

    Ainsi,nous n’avons perdu qu’un GSM et de l’argent liquide. Nous avons retrouvé nos papiers”.

    Fataliste, Pierre Lecoq ne voit pas de solutions pour éviter que cela se reproduise:“Nous avons une alarme,c’est pour cette raison qu’ils n’ont pas fouillé la maison.

    Ils sont entrés,ont pris les sacs qui étaient à vue et sont ressortis quand l’alarme s’est déclenchée. 

    Les policiers m’ont expliqué qu’ils avaient repéré le sac par la fenêtre. 

    Ils agissent très vite,en deux ou trois minutes et on n’y peut 

    J’avais déjà été cambriolé il y a 10 ans. 

    Cela m’avait beaucoup choqué.

    Cette fois-ci,je suis plus résigné.

    Je nemesens pas en danger et,par ailleurs, j’ai une assurance ”.

    AVEC LE FUSIL DE SON PAPA

    Par contre, Emilie Durnade, qui vit àVillers-le-Temple,a beaucoup plus mal vécu cette expérience traumatisante.

    Cette jeune fille de 24 ans avoue ne plus dormir que d’un oeil:“Cela s’est passéil y a une quinzaine de jours.

    Ils sont entrés en faisant un trou à la chignole dans la porte-fenêtre,à l’arrière de la maison. 

    Mes parents et moi, nous dormions à l’étage.

    Ils n’ont pas fait de bruit. 

    Ils ont tout fouillé et sont partis avec de l’argent, mon ordinateur portable,un appareil photo numérique, del’argent. 

    Ils ont fouillé mon sac et l’ont abandonné dans le jardin. 

    Pareil avec les clés de voiture de mon père, qu’ils ont abandonnées sur le pas de la porte. 

    Mais plus grave, ils avaient emporté le fusil de mon papa,qui est garde-chasse,avec des balles.

    Maiscomme elles ne correspondaient pas, ils n’ont rien pu en faire et ils ont abandonné l’arme,heureusement”.

    Aujourd’hui,la jeune Emilie est en colère: “C’est très inquiétant.

    Et on ne se sent pas protégés. 

    Je ne vois jamais la police dans le quartier.

    Ils sont absents(sic).

    J’en ai parlé à l’échevin Lemmens, il n’avait même pas l’air au courant.

    Il ne nous reste plus qu’à nous défendre tout seuls. 

    C’est injuste ”. 

    Article de N.B. dans le journal La Meuse Huy -Waremme du 1 aout 2012