caméras intelligentes aux frontières

  • Nandrinois bientôt des caméras intelligentes aux frontières

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    i2.JPGLes médias luxembourgeois viennent de découvrir que les premières caméras intelligentes, les fameuses ANPR (pour Automatic number plate recognition) venaient d’être installées au poste frontière de Sterpenich par la Belgique. « La procédure a en effet débuté », confirme le service presse de la Police fédérale belge. Le processus est donc enclenché.

    À terme, c’est-à-dire à l’horizon 2019, il est prévu de placer un millier de caméras reconnaissant automatiquement les plaques d’immatriculation sur le réseau autoroutier en Belgique.

    Et ce, y compris aux passages des frontières. Pour ce faire, il faut d’abord avoir l’accord des communes où sont placées ces caméras ANPR.

    La loi caméra de 2007 impose un vote au conseil communal. Cela a été le cas par exemple à Hensies, à la frontière franco-belge.

    La décision d’installer ces caméras a été prise par le gouvernement Michel. Le ministère de l’Intérieur s’en charge. « Ces caméras seront placées sur 260 sites en Belgique », poursuit l’attaché de presse de la Police fédérale. « Les sites frontaliers devraient être opérationnels pour l’été 2017 ».

    Quant aux autres sites, ils seront opérationnels en fonction de l’installation des caméras. Ces caméras seront utilisées prioritairement dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la grande criminalité.

    « Le placement de ces caméras est aussi fait en concertation avec les régions de manière à pouvoir éventuellement les utiliser à des fins de contrôles de vitesse. »

    200 POLICIERS

    Pour contrôler tout cela, il faut des policiers. 200 équivalents temps plein ont été prévus au sein de la police fédérale afin de traiter les informations relevées par les caméras AMPR.

    « Ces informations seront traitées en temps réel. Des avertissements seront générés lorsqu’une plaque signalée sera détectée par une caméra. Nous ne souhaitons pas communiquer sur les procédures opérationnelles qui seront mises en place. »

    Le système, précise toutefois le service de presse, sera basé sur des informations contenues dans la banque de données nationale générale ainsi que sur les signalements Schengen. Tout cela a un coût.

    La police fédérale rappelle que 35 millions ont été prévus pour les investissements nécessaires. « 2,5 millions sont prévus pour les frais de fonctionnement et 10 millions pour les coûts en personnel. » -

    PIERRE NIZET

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