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  • Nandrin Grand feu, Ils n’ont pas réussi à faire annuler la soirée

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    Le torchon brûle entre le CRAVN (Collectif pour la Ruralité et l’Art de Vivre à Nandrin) et l’Association des commerçants.
     Vendredi, le CRAVN a tenté de faire annuler la soirée du vendredi qui précède le grand feu (samedi). 
    En fin d’après-midi, pendant les essais sons du DJ, La police a reçu plusieurs plaintes pour tapage de membres du CRAVN. 
    La soirée a toutefois bien eu lieu.
    Mais pour les commerçants, la coupe est pleine.
     
    Samedi 20h15, Merlin le magicien quitte le site des Templiers (foot).
    Les joueurs de djembé et cracheurs de feu achèvent d’échauffer l’assemblée.
     Michel Lemmens, le bourgmestre, appelle, Élodie et Alain Houmard, les derniers mariés de l’année 2014 à qui revient le privilège de bouter le feu au bûcher.
    À Nandrin, comme ailleurs en Wallonie, il est de tradition de brûler la macrâle, responsable de bien des maux et mauvaises fortunes, tels que la venue de l’hiver.
    Gageons qu’à Nandrin, le mauvais sort soit parti en fumée et qu’avec le retour du printemps la paix revienne entre les organisateurs de cette activité folklorique et le CRAVN (Collectif pour la Ruralité et l’Art de Vivre à Nandrin) !
    Depuis deux ans, les membres de ce collectif s’insurgent contre diverses activités festives organisées sur le site des Templiers (terrains de football) qu’ils qualifient de «sources de nuisance(s) » telles que le grand feu, Festimix (festival de deejays) et Estivales (festival de musique), organisées par ou avec le soutien de l’ACAN.
    L’Association des commerçants et artisans de Nandrin est une ASBL qui depuis sa création défend, promeut et veille au développement du commerce nandrinois. «Le dimanche 5 avril, nous organisons un lâcher de 10.000 oeufs par hélicoptère,sur le site des Templiers à destination de tous les enfants de Nandrin.
    Coût 3.000 euros sans compter le temps, l’énergie, les coups de main qu’y consacrent bénévolement nos membres et amis.
     C’est bien entendu grâce à nos différentes activités ainsi que les cotisations de nos membres que nous pouvons payer, enfin offrir, cela »,
    confie Bruno Evelette, président de l’ACAN laquelle compte une septantaine de membres. 
    Parmi les autres initiatives de ce comité relevons l’opération « chèques cadeaux offerts aux clients des commerces locaux ».
    Quant au Grand feu, l’ACAN en était, ce week-end, à sa 22ème organisation consécutive. 
    «C’est Félix Résimont, responsable de la Fanfare Lyre Nandrinoise qui nous avait passé le relais de cette organisation », se souvient Bruno Evelette.
    Cette activité attire un public nombreux, «1500 personnes à la soirée du vendredi sous chapiteau jusque 2h et en extérieur jusqu’à minuit. 
    Quant au samedi, notre estimation est de 800 à 1000 personnes pour la journée et ses activités pour enfants suivie de la soirée », détaille le président de l’Acan.
    À l’approche du Grand Feu, dans les jours qui ont précédé, les tensions entre l’ACAN et le CRAVN ont resurgi. «Le CRAVN a envoyé une lettre à chacun de nos membres en disant que les bénéfices de nos organisations ne servent qu’à 3 ou 4 d’entre nous
    pour qu’ils se fassent plaisir en organisant des festivals ! », s’insurge le président de l’ACAN.
    Certains membres de l’ACAN, lassés et irrités, n’hésitent pas à dire «Le CRAVN, appuyé par un parti politique, rouspète sur tout ce qui se fait dans ce quartier du Tige des Saules et Péry comme la création de logements au CPAS, les 2 festivals, le grand feu ».
    Selon l’ACAN, leur objectif était de supprimer la soirée du vendredi qui précède le grand feu.
    «Ils ont été plusieurs vendredi vers 16-17h, à appeler la police pour se plaindre du tapage quand le dj’s faisait les essais sons ! »
    Ce dernier fait est confirmé par le bourgmestre.
     «Il est temps de calmer le jeu ! 
    Nous perdons notre crédibilité envers nos membres et clients.
     Les jours prochains, nous allons organiser une assemblée générale et faire le point. » conclut le président de l’ACAN. 
     
    Article par Kozlowski Sonia 
    Pour le journal La Meuse 
     
     
    « Des nuisances pour 3 ou 4 commerçants »
     
    Samedi, nous avons tenté d’obtenir la version du secrétaire du Collectif pour la Ruralité et l’Art de Vivre à Nandrin (CRAVN), D. Giltay a refusé de nous parler.
    Il a toutefois tenu à rappeler que le collectif avait, dès l’année dernière, avait déjà introduit une action devant le Conseil d’Etat contre la tenue du festival Festimix sur le site du Péry.
    Dans les faits, le CRAVN a été débouté par le Conseil d’État. Concernant, l’ACAN, à l’origine de nombreuses activités sur le territoire de la commune, le secrétaire accuse : «L’ACAN est constituée d’indépendants commerçants de Nandrin.
    Ils sont 70. Parmi eux, ils sont +/- 60 qui ne se rendent pas compte qu’au travers de ce soutien qu’ils accordent à l’ACAN, ils provoquent des nuisances… juste pour que 3 à 4 de leurs membres s’amusent à organiser des festivals au Péry ! »