black-out

  • La semaine de tous les dangers pour le réseau électrique

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    attention.pngUne vague de froid venue de l’est s’abat sur l’Europe. Du coup, la consommation électrique des ménages va partir à la hausse. Si le risque d’un black-out général ou d’un délestage localisé est limité, le réseau sera soumis à rude épreuve… Elia, le gestionnaire du réseau haute tension, envisage d’ailleurs l’activation des réserves stratégiques. Et pour Damien Ernst, professeur d’électromécanique à l’Université de Liège, il s’agit carrément d’une semaine « de tous les dangers ».

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    Pourquoi la situation est-elle problématique? Toute l’Europe est frappée par le froid, dont la France, pays d’où on importe de l’électricité. Or, nos chers voisins se chauffent massivement avec des convecteurs électriques. Un choix effectué à une époque où l’Hexagone développait son parc nucléaire et prônait son indépendance énergétique. À cela, il faut ajouter que les centrales françaises n’ont plus vraiment la forme et que certaines d’entre elles sont actuellement à l’arrêt. Bref, la France risque de devoir importer de l’électricité pour satisfaire sa demande.

    2)

    Les mesures prises en Belgique pour éviter le pire Avec la vague de froid, la Belgique pourrait devoir importer de 1.000 à 1.400 MW cette semaine. Face à une possible pénurie, Elia prévoit d’activer les réserves stratégiques. « Pour ce mardi, il est peu probable qu’on les active », relativisait toutefois Kathleen Iwens, porte-parole d’Elia. « Mais pour les jours suivants, nous suivons la situation de près et on ne peut exclure ce scénario. » Selon Damien Ernst, de l’ULg, la réserve stratégique, est une sorte «d’airbag» que l’on utilise lorsqu’il y a un problème d’équilibre entre la production et la consommation: « C’est la dernière ligne de défense du réseau qu’on active lorsqu’on est vraiment à l’os. » Ces réserves stratégiques représentent 750 MW et sont notamment garanties par le démarrage des centrales au gaz de Seraing et de Vilvorde, actuellement à l’arrêt. Mais ce lundi soir, si le discours était plus optimiste, c’est parce que les prévisions météo sont désormais moins alarmistes. « Selon les dernières estimations de RTE, le gestionnaire du réseau électrique français, le pic de consommation annoncé pour ce jeudi n’est plus que de 96.200 MW contre 101.100MW lors de la précédente estimation », nous lance Damien Ernst ce lundi, en fin d’après-midi. « Pour ce mercredi, qui risque d’être une journée noire, les prévisions prévoient une consommation de 93.051 MW. On est sous le cap des 100.000 MW, qui correspond à la production de 100 réacteurs nucléaires. Un seuil critique. »

    3)

    Le plan de délestage: la solution extrême pour éviter un black-out Ce lundi, Elia, le gestionnaire du réseau haute tension, l’affirmait: « Aucune activation du plan de délestage n’est prévue pour cette semaine ». Par contre, pour le reste de l’hiver, il ne faut pas exclure cette possibilité. Un simple incident dans une centrale ou sur le réseau pourrait rebattre les cartes. Pour rappel, le délestage a pour but d’éviter qu’un déséquilibre important du réseau n’entraîne une coupure généralisée de l’alimentation électrique, qu’on appelle le black-out. Concrètement, on coupe l’alimenta
    tion électrique durant une période de pic dans une zone déterminée, appelée tranche. Il existe huit tranches sur l’ensemble du territoire, et elles représentent chacune entre 500 et 750 MW. Pour savoir si votre habitation est située dans l’une des huit tranches, il suffit de vous rendre sur le site de votre gestionnaire de réseau de distribution (Ores, Resa…).

    4)

    Comment éviter ce genre de problème àmoyen terme? En 2017, dans l’un des continents les plus développés, il semble dingue qu’on puisse avoir affaire à des coupures massives de courant. « Ce phénomène montre l’immense vulnérabilité de nos systèmes électriques européens par rapport aux vagues de froid », estime Damien Ernst. « Non seulement, la vague de froid pousse la consommation vers le haut, mais elle peut faire chuter la production d’énergie éolienne sur le centre de l’Europe durant une longue période de temps. Or, l’Europe s’oriente de plus en plus vers un mix photovoltaïque et éolien. Et stocker de l’énergie éolienne durant cinq ou dix jours, c’est illusoire. » Pour le professeur Ernst, il n’y a pas 10.000 solutions. « Il faut collecter les énergies renouvelables sur une surface plus grande. C’est une illusion de penser que juste de la gestion de la demande pourra faire l’affaire. Il faut prendre des orientations au niveau européen.

    Article de GUILLAUME  source Sudinfo 

  • Le jeudi 19 janvier 2017 de tous les dangers !

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    attention.pngDamien Ernst est professeur à l’ULg et est spécialisé dans le domaine de l’électricité.

    Le scientifique appréhende le grand froid qui arrive en Belgique.

    Non pas qu’il soit frileux mais cela risque, dit-il, « de chauffer pour la Belgique».

    En cause, un manque d’électricité.

    La pire journée devrait être le jeudi 19 janvier.

    NOTE SALÉE

    Un jour en semaine, où les entreprises fonctionnent à plein rendement et où on annonce des températures bien en deçà du 0 degré, même en journée ! « On joue avec le feu.

    Ce jour-là, selon les estimations, la Belgique devrait atteindre une consommation électrique de 13.500 mégawatts.

    Or, en supposant que la centrale de Doel 4 soit relancée après le pépin technique de cette semaine, notre pays peut produire environ 10.100 mégawatts ».

    Faites le compte, il faudra trouver près de 3.500 MW !

    « On sera proche d’une situation de black-out… Surtout que notre voisin français va devoir acheter beaucoup d’électricité ce jeudi 19.

    La France devrait alors connaître un record historique de consommation électrique avec 101.800 mégawatts prévus ».

    Les deux pays vont se tourner vers le marché de l’électricité. « Et vers les Pays-Bas qui disposent de nombreuses centrales au gaz.

    Les Belges et les Français vont devoir se battre pour leur acheter les quelques milliers de MW manquants. »

    D’où une augmentation des prix.

    « On estime que pour le consommateur lambda qui est client chez un fournisseur dont les prix sont indexés par rapport au marché, la note va être encore plus salée.

    On parle de 40 euros supplémentaires pour un trimestre. » C’est que la rare électricité vaut son pesant d’euros.

    « Le 19 janvier, on estime qu’une heure coûtera entre 700.000 et 1.750.000€ de plus. Un mégawatt se vendra entre 200 et 500€.

    Si on avait eu cette météo il y a un mois et demi, cela aurait été la cata car de nombreuses centrales ne fonctionnaient pas en Belgique ni en France. » Article de  P. NIZET

  • Black-out : interdire les éclairages des magasins et à Nandrin ?

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    black o.JPGLe 3 novembre, la ministre fédérale de l’Énergie, Marie- Christine Marghem (MR) et le ministre de l’Économie Kris Peeters lançaient, la campagne « Off/On » pour tenter de réduire notre consommation d’électricité.
    Et éviter le risque (ou non) de black-out. Le site offon.be invite tout un chacun à faire un effort, entre 17 et 20 h,pour limiter le pic de consommation : lessivez à froid, oubliez votre four, cuisinez dans une seule poêle…
    Légères, ces mesures ? Les ministres veulent en tout cas passer à la vitesse supérieure.
    De la prévention, on passerait à l’interdiction «Les arrêtés ministériels sont en cours de finalisation. But : que les citoyens soient solidaires en cas de problème », nous dit-on au cabinet Marghem.
    HALTE AUX NÉONS
    Elia, chargé de vérifier l’équilibre sur le réseau, est capable de détecter, 7 jours à l’avance, le risque de panne d’électricité. 
    Et dans ce cas précis, les ministres séviraient,notamment en obligeant commerces et entreprises à agir. 
    Comment ?
     On n’a pas tous les détails mais les commerçants seraient obligés de couper certains éclairages dans leurs vitrines : «Couper les néons publicitaires est un exemple »,
    nous dit-on. Ou les décorations lumineuses de Noël ?
    «Ce ne serait pas la première mesure ».
     Difficile d’avoir d’autres cas concrets, il faudra attendre les arrêtés.
    Comment vérifier si les entreprises respecteront les mesures imposées ?
     Pas évident.
    Mais visiblement, on pourrait infliger des amendes aux non-respectueux. 
    Chez la ministre Marghem, on relativise: « On n’en est pas là, gardons d’abord l’esprit de citoyenneté en cas de panne». 
     
    Article de M.SP. pour la Meuse