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  • Nandrinois SMS en cas d’alerte ou de catastrophe

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    C’était l’un des enseignements des attentats de Bruxelles : il fallait définir un système afin de pouvoir prévenir les personnes présentes dans un périmètre donné, d’un danger ou d’une catastrophe.

    La loi a été votée et l’arrêté royal est en phase de finalisation, les opérateurs de téléphonie étant invités à rendre leurs remarques sur le document.

    Le centre de crise lancera une campagne destinée au grand public courant du mois de juin.

    « Ne venez pas à l’aéroport de Zaventem et évitez ses axes d’accès » ou encore « Evitez le quartier européen et la station Maelbeek ».

    Voici le genre de SMS qui auraient pu être envoyés aux Belges le 22 mars, si ce système d’information de masse avait existé à l’époque.

    Et qui va devenir une réalité dans les prochaines semaines.

    Après les attentats de Bruxelles, le centre de crise a en effet prôné pour un système permettant d’informer le plus grand nombre en cas de danger imminent ou de catastrophe majeure.

    Soit, des personnes vivant dans un périmètre précis, mais aussi celles qui s’y trouvent à un moment donné sur base de la géolocalisation et ce, qu’il s’agisse de Belges ou d’étrangers.

    D’ABORD DES TESTS

    Jusqu’ici, c’est le système be-alert qui existait.

    Sur base volontaire, les citoyens pouvaient s’inscrire et choisir de recevoir un SMS, un mail, un fax ou un message vocal les avertissant d’une situation d’urgence.

    Mais si vous n’étiez pas inscrit, vous n’aviez pas l’information…

    D’où la refonte du système et la modification, fin de l’année, de la loi télécom et le vote d’une loi pour instaurer ces SMS à grande échelle en cas de drame.

    On pense évidemment à une attaque terroriste, mais un incendie important, un nuage polluant, une catastrophe ferroviaire ou routière pourraient être concernés également.

    Ces SMS seraient envoyés sur décision d’un bourgmestre, d’un gouverneur de province ou du ministre en cas de SMS pour l’ensemble du pays, via une plateforme centrale.

    Quant au coût de ces SMS, il serait à charge des opérateurs. « L’outil be-alert a été opérationnalisé, et les autorités qui pourraient utiliser cet outil ont été formées », indique Benoît Ramaeker, le porte-parole du centre de crise.

    « On lancera en juin une vaste communication vers le grand public, pour les sensibiliser à l’alerte ».

    Pour l’instant, ce sont les opérateurs téléphoniques qui sont consultés via une procédure lancée par l’Institut belge des Services postaux et des Télé- communications (IBPT).

    On apprend ainsi qu’il y aura des SMS tests, envoyés aux habitants qui commenceront par « TEST ».

    Mieux vaut donc que chacun ait été informé auparavant, pour ne pas prendre ces tests pour la réalité… La fin de cette consultation est prévue le 7 juin.

    Suivront ensuite l’examen des réponses des opérateurs, d’éventuelles adaptations de l’arrêté royal puis sa présentation pour signature au Roi. -

    L.P

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