avec un peu de culot

  • « Avec un peu de culot, tout est possible »

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    bbb9aout.JPGwww.nice-people.be, un site de rencontres pour célibataires qui a le vent en poupe.
     Lancé il y a six ans, il compte aujourd’hui plus d’un million et demi d’inscriptions !
    Ce qu’on ignore, c’est qu’un Nandrinois, en fauteuil roulant, est à la tête de cette entreprise florissante qui emploie cinq autres personnes.
     Benjamin Bobon, 35 ans, aime se lancer de nouveaux défis. « J’ai fait de mon handicap un moteur. »

    « Qui ne risque rien n’a rien », voici la devise de Benjamin Bobon,trentenaire handicapé physique depuis la naissance. 
    «C’est une maladie génétique qui fait que j’ai peu de force.
     J’ai toujours été en fauteuil roulant», confie-t-il.
    Un état qui ne l’a jamais empêché de réaliser ses rêves, même les plus fous. 
    Dernier exemple en date : le Nandrinois est parvenu à obtenir une photo avec Marion Cotillard, lors du tournage des frères Dardenne à Villers-leTemple. 
    «Avec un peu de culot, on peut aller très loin», pointe-t-il. 
    Ce principe, il l’applique à toutes les étapes de sa vie.
     Aucun employeur ne veut de lui, alors qu’il réussit les tests d’entrée ? Qu’importe, Benjamin monte sa propre boîte d’informatique.
     L’eau l’effraie ? Le Nandrinois débute la plongée. Un peu de hasard, beaucoup de chance, l’homme saisit toutes les occasions pour faire des rencontres et vivre des expériences hors du commun. 
    Il a ainsi pu participer à des soirées jet-set mais aussi vivre dans un bidonville de Cuba pendant une semaine entière. «Je suis très curieux.»

    NICE-PEOPLE, UNE BELLE RÉUSSITE

    Tinlotois d’origine, Benjamin Bobon a déménagé à Nandrin il y a huit ans avec sa compagne.
     Mais il a installé ses bureaux à Tinlot, dans le garage aménagé de la maison familiale.
     De là, il dirige ses deux sociétés : Nice-people SPRL (site de rencontres) et Boberlin (référencement, hébergement, création de sites internet…)
    «Www.nice-people.be, créé en 2007,représente actuellement 80 % de mes activités.
     Ça marche très bien !», se réjouit-il.
    Le site de rencontres compte plus d’un million et demi d’inscriptions depuis l’ouverture et 50 à 60.000 visites par jour. «On est le premier site francophone en Belgique». 80 % des adhérents sont Belges (francophones) dont la tranche d’âge se situe entre 30 et
    60 ans. 
    Pour cinq euros par mois (abonnement annuel), les « nice people » peuvent chercher l’âme sœur par affinités, par proximité, par âge… Ce qui fait la différence avec les autres sites de rencontres qui peuplent le net ? «Quand j’ai démarré, il y avait peu de concurrence. Aujourd’hui, plein de sites de rencontres voient le jour et tombent immédiatement à l’eau.
     Le marché est saturé. On tire notre épingle du jeu par un service après-vente de qualité. On répond à toutes les questions des membres (concernant le paiement, l’utilisation du site,...).
    Avec ce bouche-à-oreille, notre réputation attire chaque jour 200 à 300 nouveaux adhérents». l
    Article de ANNICK GOVAERS dans le journal La Meuse H-W du 9 août 2013

    bbbnickos.JPGA force d’audace, le Nandrinois Benjamin Bobon a rencontré du beau monde, riche comme pauvre.
     «Lors d’un voyage à Miami, j’ai commencé à parler avec un vieux bonhomme assis à côté de moi. 
    Il se trouve que c’était le propriétaire de l’hôtel ! Un milliardaire qui m’a invité à une soirée un an plus tard où
    j’ai pu rencontrer des célébrités. » A côté de cela, Benjamin a vécu une semaine incroyable au cœur d’un bidonville de Cuba, avec un Armando, un Cubain de 75 ans. 
    Comme quoi, l’handicap n’est pas un frein pour le Nandrinois, mais un moteur. «Je ne pense pas que j’aurais ce caractère culotté et curieux si je n’étais pas handicapé.
     Ça me  pousse à aller de l’avant, à me lancer des défis. Bien sûr, il y a toujours des problèmes, une marche par exemple, mais avec un sourire aux lèvres, on trouve toujours quelqu’un prêt à nous aider.
     Je veux faire passer aux valides le message suivant : si moi j’y parviens, pourquoi pas eux ? » Cet ancien DJ des bals du Condroz vient de revenir du Maroc où il a fait du buggy dans le désert. 
    Prochains défis ? «J’aimerais faire du chien de traîneau au Canada par -20°. Et, professionnellement, me lancer dans la prise de vue aérienne avec des drones. » l