antoine demoitié cycliste de nandrin

  • « Un maximum de victoires » Antoine Demoitié CYCLISTE DE NANDRIN

    adcw.JPGArticle par Cédric Willems COLLABORATEUR Journal Les Sports dans La Meuse H-W du 1 février 2013 
    Le Nandrinois Antoine Demoitié préface avec nous sa saison.
    Antoine, vous passez professionnel au sein de l’équipe continentale Wallonie-Bruxelles. 
    On sait que vous aviez des contacts avec des équipes d’un plus haut niveau.
     N’est-ce pas une petite déception pour vous ?
    Non, pas du tout. Je dirais que c’est un aboutissement de passer professionnel. 
    J’ai maintenant la chance de pouvoir vivre à 100% du vélo, tout en étant payé. 
    C’est en fait une année de plus où je peux me consacrer à mon sport favori. 
    Je pense que tout le monde signerait à deux mains pour avoir au moins une année de contrat.
    Votre ancien directeur sportif, Christophe Brandt, pensait que vous n’étiez pas encore prêt à vous faire une place dans une équipe professionnelle.
    Vous partagez ce sentiment ?
    On a participé à quelques courses professionnelles l’an passé et cela s’était plutôt bien déroulé.
     On a pu se rendre compte de la différence entre les courses espoirs et les courses pros.
     Chez les jeunes,on est à fond tout le temps. 
    Par contre chez les pros, ça roule fort en début de course, jusqu’au moment où une échappée prent le large. 
    Ensuite, ça recommence à rouler dans les deux dernières heures de course pour aller rechercher l’échappée. 
    Je pense donc que c’est mieux de ne pas brûler les étapes.
    Idemasport-Biowanze était donc le bon choix pour vous la saison passée ?
    Je pense qu’il n’y avait pas mieux au niveau de l’expérience. 
    On a appris beaucoup de choses. 
    On a aussi vite remarqué qu’on était tiré vers le haut. 
    Et il n’y avait pas que nous, même les « première année » le ressentaient.
    Donnez-nous un exemple de ce que vous avez appris.
    Avant, la mentalité en Wallonie était de ne pas se cramer. 
    Christophe Brandt nous a dit que pour cramer un coureur, il faut déjà beaucoup. 
    Et que le jour où on sera vraiment cramé, on le sentira tout de suite. 
    Il avait raison.
    J’ai donc commencé à rouler de plus en plus et cela a payé. 
    Je pense que ça payera encore cette année pour ceux qui sont chez Color Code Biowanze et chez Wallonie-Bruxelles. 
    On va justement essayer d’apporter chez Wallonie-Bruxelles ce que Christophe Brandt nous a inculqué.
    Avec neuf victoires la saison passée, Michel Dernies compte déjà beaucoup sur vous cette saison.
    Quels sont vos objectifs personnels ?
    Je veux être stable du début à la fin de saison et engranger un maximum de victoires. 
    Je devrai aussi aider mes équipiers sur les terrains qui ne me sont pas favorables.
    J’espère pouvoir passer à la catégorie supérieure en fin de saison.
    À quel coureur aimeriez-vous ressembler ?
    À Philippe Gilbert ou Tom Boonen.
    Je pense que c’est un peu comme tous les jeunes pour le moment.
    Et la course que vous aimeriez remporter ?
    Paris-Roubaix parce que c’est une belle classique. 
    Je pense aussi à Liège-Bastogne-Liège.
     Ce sont mes routes d’entraînement et c’est l’une des plus belles classiques pour moi.

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