annaël joassin

  • Annaël Joassin de Nandrin ou l’ARE du tir

     

    Annaëlle de Nandrin.JPG

    Deux fois championne de Belgique Annaëlle Joassin s’entraîne même à l’école.

    Remis à l’honneur tricolore aux JO de Londres, le tir sportif est une discipline sportive complète qui mérite d’être mieux connue.

    Ambassadrice de charme de son sport, la petite Annaëlle Joassin, déjà deux fois championne de Belgique, nous fait partager sa passion.

     

    Annaëlle Joassin, citoyenne de Nandrin, est élève en deuxième à l’Athénée Royal d’Esneux, l’ARE.

    Petite, menue, rien ne la distingue des autres sauf peut être un certain regard et une maîtrise de soi aussi discrète qu’impressionnante.

    Invitée par son ancien instituteur de 6e primaire, Michaël Lardinois (lui-même ancien triathlète de haut niveau) à venir expliquer son sport aux « petits » elle a répondu à toutes les questions, même les plus inattendues et puis enfin leur a présenté « son stand » de tir puisque l’Athénée lui permet de s’entraîner dans son école dans des conditions optimales.

    « C’est effectivement génial de pouvoir disposer ainsi d’un stand personnel. Madame la préfète et Monsieur l’économe nous ont permis de disposer d’un couloir inutilisé au rez-de-chaussée de l’ARE et d’y installer un vrai stand avec deux cibles, une caméra de contrôle.

    Mon papa et mon entraîneur M. Croes ont tout mis définitivement en place aux vacances de carnaval.» Comment vous est venue cette passion ?

    « Mon père s’est intéressé à ce sport après un petit pépin de santé et je l’ai accompagné.

    Il faut dire qu’au début, c’était il y a un peu plus de 3 ans, j’étais au stand de Comblain, la seule jeune au milieu des « papys ».

    Tirer m’a plus directement.»

    Et donc vous vous êtes piquée au jeu… « Oui, vous avez raison de dire au jeu car ce doit le rester.

    J’ai eu la chance de bien comprendre d’emblée les grands principes à respecter et d’être assez adroite.

    J’ai vite mordu aux compétitions et cette activité récréative est très vite devenue une passion.» Qui demande de l’énergie et certains moyens ? « Mes parents me soutiennent bien entendu.

    Ils sont derrière moi pour me conduire aux entraînements et pour m’offrir un équipement au top, j’ai de la chance.

    Ils pensent que le tir fait partie de mon éducation au même titre qu’un autre sport ou le théâtre… pourvu qu’on le fasse bien, avec autant de plaisir que de sérieux.

    Le tir améliore la concentration et indirectement la santé car on fait tout pour bien se sentir. Tous les détails comptent, donc on fait attention à son alimentation, à sa forme générale.»

    Un sérieux qui vous fait comme on dit « performer » avec deux titres nationaux déjà en benjamines en plus du reste… « Oui mais cette année sera plus compliquée en cadette car la concurrence sera nettement plus rude avec des compétiteurs plus âgés et l’abandon du système gyrocible qui compensait le poids de mon arme.»

    Les Jeux un jour comme Lionel Cox ? «Je n’y pense même pas.

    J’essaye de bien réussir à l’école (j’adore les maths) et de pratiquer mon sport avec plaisir, c’est l’essentiel.»

    Source info Sudpresse article de

     PHILIPPE HALLEUX

    DISCIPLINE OLYMPIQUE LE TIR NOUS A VALU UNE MÉDAILLE À LONDRES

    Joassin Annaelle.JPGUne brève histoire du tir belge

    C’est en 2012 que la Belgique a redécouvert un sport quelque peu confidentiel : le tir.

    Présente depuis les origines, en 1896, à l’exception des éditions de 1904 et 1928, la discipline est revenue sous les projecteurs par la grâce de Lionel Cox qui a décroché la médaille d’argent en finale de l’épreuve de tir à la carabine couché à 50m aux jeux Olympiques, à Londres.

    Le Liégeois, âgé de 31 ans, permettait ainsi à la Belgique d’obtenir une deuxième médaille après celle de bronze gagnée par la judoka Charline Van Snick, principautaire, elle aussi. Si on enlève notre médaille de 1920 à Anvers au tir… à la corde, nous avons en fait raflé 8 titres en tir.

    En 1900 à Paris, médaille d’or pour Léon de Lunden au tir de pigeons vivants. Une discipline inconcevable aujourd’hui.

    Le bronze pour Charles Paumier du verger à la carabine militaire 300m debout et pour Paul Van Asbroeck à la carabine militaire 300m mais en 3 positions.

    En 1908 à Londres, l’or pour Paul Van Asbroeck, mais cette fois au pistolet libre à 50m debout, l’argent pour Reginald Storms ai pistolet libre 50m debout et pour l’équipe nationale au revolver militaire à 50m.

    En 1920 à Anvers, la Belgique remportait l’argent au tir aux clays par équipe. Il faudra ensuite attendre 1988 et Seoul pour voir Frans Peeters remporter le bronze au tir aux clays.

    Aujourd’hui il y a 9 épreuves de tir pour les hommes et 7 pour les femmes, inscrites au programme des JO. Dont le tir à la carabine à air à 10m, spécialité d’Annaël.

    Qui sait ?

    Article de PHILIPPE HALLEUX

    Voir l'article complet dans le journal La Meuse de Liège du 10 avril 2015 clic ici