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  • Après votre mort, une solution pour l’animal

    i2.JPGConfrontée sur les réseaux sociaux à de nombreux cas d’abandons à la suite de décès, Joëlle Parmentier, coiffeuse à Huy, a créé une page Facebook («Si tu m’aimes, met moi à l’abri» (sic!) autour d’une question souvent négligée: que devient le chien une fois que son maître décède?

    Pour la Hutoise, il faut rédiger un papier comprenant des possibilités d’adoption, de son vivant.

    « Je constate que, souvent, la famille abandonne l’animal ou le recase chez le premier venu, sans se tracasser.

    Je ne trouve pas ça respectueux envers la personne décédée. De plus, l’animal n’est pas un vulgaire mouchoir qu’on jette.

    Je propose donc que chaque maître convienne avec ses proches, où l’animal vivra quand il ne sera plus là. Il peut imaginer deux-trois possibilités de mise à l’abri.

    Il faut évidemment que ce contrat ait une valeur d’engagement, pour que ce ne soit pas une promesse en l’air» , souligne-t-elle.


    APPEL AU MINISTRE

    Au-delà de la sensibilisation, la Hutoise a été plus loin. Elle a obtenu, lundi dernier, un rendez-vous au cabinet du ministre wallon du Bien-Être animal, Carlo Di Antonio.

    « La rencontre avec ses deux adjointes s’est très bien déroulée.

    Elles nous ont assuré que l’animal ne sera bientôt plus considéré comme un objet mais comme un être sensible.

    Concernant notre projet, elles nous conseillent d’abord de contacter une société spécialisée en funérailles, assurance d’obsèques pour voir s’il est possible d’ajouter une clause au contrat où la personne inscrit ses dernières volontés concernant la garde des animaux.

    Elles me demandent aussi de tâter le terrain auprès des gens.

    Quand j’aurai des réponses, nous pourrons nous revoir» , rapporte-t-elle. Va-t-on légiférer?

    « C’est envisageable, oui .»

    Article ANNICK GOVAERS Source Sudinfo 

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