accident mortel

  • Sortie de route mortelle à Nandrin : Jérémy s’explique devant le tribunal

    Accompagné et soutenu par sa famille, Jérémy, 23 ans, de Comblain-au-Pont, a comparu ce lundi matin devant le tribunal de police de Huy. Il est poursuivi pour cette tragique sortie de route survenue le 5 juin 2016 à Nandrin et qui a coûté la vie à Nathalie Signoretti, l’amie de sa soeur, une jeune fille de 23 ans, de Herstal.

    Le drame s’est joué en fin de nuit, vers 4h30, du matin, rue de Berleur, à Nandrin. Après la longue ligne droite, dans le virage, Jérémy a fait un tout-droit. Sa voiture a dévalé une pente, puis percuté une grosse pierre avant de terminer sa course dans un ruisseau sur le toit.

    3 mois de prison requis

    Cinq passagers, soit un de plus que ce qui est autorisé, se trouvaient alors dans le véhicule: les deux soeurs de Jérémy, Laurine et Caroline, deux copains, Andy et Simonis, et enfin, Nathalie Signoretti, la seule à n’avoir pas survécu à ses graves blessures. Elle est décédée sur place. Les quatre autres passagers ont été blessés, dont deux grièvement. Tous rentraient du dancing le Monastère à Nandrin, où ils avaient passé une partie de la nuit.

    «  Il y avait beaucoup de brouillard, je ne me souviens pas d’avoir freiné », a expliqué au tribunal Jérémy. Pour le parquet, la visibilité réduite n’est pas la seule cause de l’accident. Françoise Boxho a pointé plusieurs erreurs «  lourdes de conséquences  » commises par le prévenu: la vitesse, entre 80 et 90 km/h au lieu de 50. La consommation d’alcool. Un taux de 1,37 gr d’alcool par litre de sang a été relevé. « Enfin, la troisième erreur, a poursuivi le substitut, est d’avoir quitté le dancing en embarquant dans son véhicule 6 personnes alors qu’il ne contenait que 5 places  », a encore dénoncé Françoise Boxho qui a requis une peine de 3 mois de prison, une amende de 1200 euros et une déchéance du permis de conduire de 3 mois avec obligation de repasser les 4 examens (théorique, pratique, médical et psychologique).

    « Depuis cet accident, j’ai du mal à vivre »

    A la partie civile, Me Julie Coste a abordé avec beaucoup de sensibilité la douleur de la maman. «  Elle est toujours dans un état de choc post-traumatique et dans un état de dépression profonde. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle n’est pas là aujourd’hui pour assister au procès. Depuis des années, elle vivait avec sa fille unique, tissant ainsi une relation très fusionnelle ». Me Coste a également évoqué la douleur de cette maman, réveillée en pleine nuit, déplacée sur les lieux de l’accident pour découvrir le corps meurtri et sans vie de sa fille bien-aimée.

    A la défense, Me Yves Libert a avancé la jeunesse du prévenu pour solliciter une peine de travail. « Sa plus grosse peine sera de vivre jusqu’à la fin de sa vie avec ce décès ».

    Ce que Jérémy a confirmé lorsqu’il a pris une dernière fois la parole. « Depuis cet accident, j’ai du mal à vivre. Je vis avec mes deux soeurs. D’entendre Caroline se plaindre au quotidien d’avoir perdu son amie, cela me fait mal », a-t-il déclaré avant de présenter ses excuses à la famille. Le jugement sera rendu le 28 mars.

    MARIE-CLAIRE GILLET

    Le deuil de tous

    Selon Me Julie Coste, à la partie civile, la famille Signoretti était une famille très unie, très soudée, « qui passait systématiquement ses vacances ensemble, fêtait Noël et le Nouvel An, ensemble également », a-t-elle avancé, photos de famille à l’appui.

    Tous, affirme-t-elle, ont ressenti la perte de Nathalie comme si c’était celle de leur propre enfant, avance-t-elle pour justifier le dommage moral réclamé par d’autres membres de la famille Signoretti.

    Pour le demi-frère de Nathalie, elle réclame un dommage de 1.500 euros ; pour la grand-mère maternelle : 2.500 euros que P&V assurances demande de réduire de moitié, soit à 1.250 euros.

    Pour l’oncle et la tante de Nathalie : 6000 euros pour le couple. Là encore, un montant jugé excessif par l’assureur qui demande de le ramener à 1.000 euros pour chacun des membres du couple.

    Un tapis d’orchidées recouvrait son cercueil

     

    La maman de Nathalie Signoretti s’est constitué partie civile. Pour sa fille unique disparue, elle réclame un dommage moral de 12.500 euros et le remboursement des frais funéraires. Lesquels sont en particulier assez élevés.

    Me Julie Coste en a donné la raison. «  Pendant tout un temps, elle n’a pas pu accepter la perte de sa fille. Elle restait prostrée, bloquée, incapable d’en parler, refusant l’inconcevable. Aujourd’hui encore, elle n’a toujours pas repris le travail  », a-t-elle plaidé.

    C’est dans cet état de choc post-traumatique que cette maman a enterré sa fille. «  Incapable de voir le cercueil, elle l’avait fait recouvrir d’un tapis d’orchidées qui lui a coûté 1.600 euros  », justifie encore l’avocate liégeoise.

    P&V assurances a contesté ce montant, l’estimant exagéré. Il propose de le ramener à 250 euros.

    5000 euros pour le papa

    Le papa, moins présent que la maman, s’est également constitué partie civile. Dans son cas, et en raison de son éloignement, son dommage moral est évalué à 5.000 euros.

    Un dommage que ne conteste pas P&V assurances.

    M-CL.G.

    Le père avait cherché à cacher le 5e passager

     

    Tout de suite après l’accident, Jérémy est parvenu à se détacher et à sortir du véhicule. «  Son premier réflexe a été d’appeler son père plutôt que les secours  », a regretté le substitut Françoise Boxho qui a aussi dénoncé l’attitude du papa du prévenu.

    Dès son arrivée sur place, celui-ci a effectivement tenté de cacher la présence du 5e passager, celui de trop.

    «  Avant l’arrivée des secours, il a été trouvé Andy à qui il a demandé de venir dans son véhicule. Cachée une personne qui plus est, est blessée, sur un plan moral, c’est inadmissible  », s’est offusqué le substitut.

    La supercherie n’a été découverte que quelques jours plus tard. De retour chez lui, à la maison, le jeune Andy a d’abord inventé une histoire pour justifier ses blessures à la main. Ce n’est que quelques jours plus tard, qu’il a fini par en parler à sa maman. Laquelle a aussitôt dénoncé les faits à la police .

    Ce nouvel élément a été recoupé par les enquêteurs. Selon le ministère public, la confirmation de la présence de six personnes dans le véhicule a notamment été confirmée par les images de vidéo-surveillance du dancing du Monastère.

    « Jérémy est paniqué »

    Pour la défense, le fait de cacher Andy ne doit pas être imputé au prévenu.

    «  Ce n’est pas lui qui décide de cacher Andy. C’est son père qui arrive sur les lieux et qui prend les choses en main. Jérémy n’est pas acteur de tout cela, il est paniqué, il perd pied, il ne sait quoi faire », a-t-il indiqué avant d’ajouter que «  Andy n’avait de toute façon pas spécialement envie d’aller en ambulance  ».

    Article de M-CL.G. Source info Sudinfo clic ici 

  • Accident mortel à Nandrin: le papa du conducteur l'affirme, son fils n'avait pas bu

    Accident Nandrin 5 juin 2016 sourcer Sudpresse.JPG

    C’est un terrible drame qui s’est joué rue de Berleur, à Nandrin, ce dimanche à 4h30 du matin.

    Une voiture transportant cinq jeunes de la région a fini dans un ravin après que le conducteur soit sorti de la route.

    Un accident que certains n’ont pas hésité à blâmer sur le compte de l’alcool.

    Il n’en est rien selon François Allary, le papa du conducteur et de deux passagères.

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    Découvrez l'article demain mercredi 8 mai dans La Meuse Liège et Huy Waremme . http://journal.lameuse.be/