150 h

  • Après avoir passé une soirée au dancing du Monastère de Nandrin, le jeune homme a perdu le contrôle du véhicule

    depannage.jpgIl y aura un an, le 5 juin prochain, que Nathalie Signoretti, une jeune Herstalienne de 23 ans, a perdu la vie dans un tragique accident de la route, le long de la rue de Berleur à Nandrin.

    Ce mercredi, le tribunal de police de Huy a rendu son jugement dans cette affaire : il concerne Jérémy (23 ans), de Comblain-au-Pont, qui conduisait la voiture cette nuit-là.

    Il était près de 4h30 du matin quand, après avoir passé une soirée au dancing du Monastère, le jeune homme a perdu le contrôle du véhicule (qui transportait 5 passagers) et a terminé sa course dans un ruisseau, sur le toit. Si le conducteur, ses deux sœurs et deux copains s’en sont sortis, Nathalie Signoretti est décédée sur place des suites de ses importantes blessures.

    Lors de l’audience, fin février, la magistrate du parquet a relevé trois éléments graves dans cette tragédie : la vitesse (entre 80 et 90 km/h au lieu de 50), la consommation d’alcool de Jérémy (un taux de 1,37 gr./l.) et le fait qu’un total de 6 personnes se trouvaient dans l’habitacle de la voiture, au lieu des 5 autorisées.

    La substitut Boxho avait notamment requis une peine de 3 mois de prison mais c’est finalement d’une peine de travail de 150h qu’écope le Comblinois, assortie d’un emprisonnement de 6 mois si celle-ci n’est pas effectuée. Enfin, il devra aussi verser une amende de 1.200 euros (avec sursis pour la moitié) et subir une déchéance du permis de conduire pour une durée de six mois (avec sursis également pour la moitié).

    Il a aussi l’obligation de repasser les 4 examens du permis (théorique, pratique, médical et psychologique). Du côté des parties civiles, Me Coste avait insisté sur la douleur de la maman de Nathalie (sa fille unique) à la suite de cette tragédie, et qui se trouve toujours dans un état de choc post-traumatique et de profonde dépression.

    La somme provisionnelle d’un peu moins de 22.000 euros doit lui être versée mais une expertise médicale complémentaire est demandée.

    Le jugement évoque également plusieurs sommes, à titre de dommages moraux, pour d’autres membres de cette famille très unie : 5.000 euros pour le papa, 1.500 euros pour le demi-frère, 1.500 euros pour la grand-mère maternelle et 2.500 euros pour l’oncle et la tante de Nathalie, ainsi que 1.250 euros pour chacune de leurs deux filles mineures.

    Article de E.D