1 décembre

  • Fin des sacs plastiques: la grogne des ambulants

    atten.jpgSi ce premier décembre marque la fin du sac plastique en Wallonie, bon nombre d’échoppes en usaient encore à foison ce matin au marché de Saint-Georges-surMeuse.

    C’est en novembre que les commerçants ont pris connaissance de cette loi interdisant les sacs plastiques légers à usage unique. Par sacs plastiques légers, on entend une épaisseur inférieure à 50 microns.

    À son poste ce matin, M. Servais, maraîcher, tend un sac plastique enfermant une salade à sa cliente: « Je n’ai pas encore pris de mesures particulières, j’ai acheté un stock de plus de 600€ de sacs plastiques en août, je suis obligé de l’écouler, faute de quoi c’est une perte directe pour mon commerce ».

    Un commerce qui accuse déjà le manque de clients en cette saison. Pourtant, M. Servais trouve que l’idée est bonne: « Il faut penser à l’environnement, c’est une bonne chose! Mais nous prévenir plus tôt et nous donner des alternatives aurait toutefois été plus judicieux, car si certains peuvent compter sur le cabas des clients, je me vois difficilement y glisser une salade ».

    Une solution: le sac papier. M. Servais y voit un surcoût et Francine, maraîchère depuis 20 ans souligne l’interdiction de l’utilisation des journaux comme emballage il y a quelques années.

    M. Vanaubel, tient une échoppe textile depuis juillet: « J’ai reçu ces sacs en cadeau via mon fournisseur, je ne sais même pas s’ils sont considérés comme réutilisables. L’information aurait dû être donnée à tous les acteurs du secteur et bien plus tô t». Ils admettent cependant que bon nombre de leurs clients ont déjà anticipé cette interdiction et viennent avec leurs propres sacs.

    C’est le cas de Mme Bada: « J’ai pris l’habitude depuis déjà plusieurs mois d’emporter des sacs avec moi lorsque je viens sur le marché, il y en a des bien faciles qui se glissent sans problème dans mon sac à main ».

    Madame Gillet se refuse à s’encombrer d’un sac sans arrêt: « Quand je viens sur le marché c’est rarement planifié, je me balade, je passe par certains quartiers et s’il y a un marché je flâne, je ne vais pas emporter un sac avec moi à chaque fois que je sors! » Les commerçants ont jusqu’au 1er décembre 2017 pour écouler leur stock et prendre d’autres mesures.

    Des mesures qui, ils le redoutent, pourraient avoir un impact sur le prix de leurs produits.

    Article de CYNTHIA BAMPS source Sudinfo