Éric balthazar famille bien connue de nandrin

  • Éric Balthazar famille bien connue de Nandrin,n’arrive toujours pas à se remettre de la disparition d’Adrien il y a un an

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    « Je ne sais toujours pas pourquoi mon fils est mort »
     
    Le 12 mai, cela fera un an que la vie d’Éric Balthazar est devenue un véritable enfer. 
    Il a appris le décès de son fils adoré, Adrien, dans un accident de voiture.
     Depuis les faits, il ne comprend toujours pas ce qui a bien pu se passer et, comme il le dit lui-même, ce papa ne parvient pas à recommencer à vivre.
     
    Éric Balthazar est un homme solide, imposant. 
    Cet entrepreneur indépendant n’a pas l’habitude de se plaindre. 
    Mais depuis un an, il n’est plus le même homme et il l’avoue avec une sincérité désarmante. 
    Ce père de famille costaud est aujourd’hui un homme brisé.
    «  Je me lève tous les matins avec la même question en tête : pourquoi ? Je n’arrive toujours pas à me remettre du départ de mon fils. 
    C’est un calvaire pour moi de me lever le matin, de tenter de reprendre un quotidien normal ».
    Le 12 mai prochain, cela fera un an qu’Éric a perdu son fils adoré, Adrien, dans un accident de la route.
    Le jeune homme de 22 ans roulait ce dimanche matin de mai 2013 sur l’autoroute E42 entre Namur et Liège. 
    Aux alentours de 7h du matin, il a perdu le contrôle de son véhicule, fait une embardée et percuté la berne centrale avant que sa voiture ne parte en tonneaux.
    Adrien est décédé sur le coup.
    Pour le papa, Éric, l’annonce de la mort de son fils a fait l’effet d’une bombe : « On ne sait toujours pas ce qui s’est réellement passé.
     Adrien allait travailler, mais on ne comprend pourquoi il était sur cette route.
     Il habitait à Nandrin, ce n’était pas son chemin pour aller à Liège ».
    Aujourd’hui, Éric s’est fait à l’idée qu’il ne saurait jamais vraiment pourquoi Adrien était là-bas. 
    « Il faut faire avec. L’enquête a démontré qu’il n’avait pas bu, c’est déjà un grand soulagement pour moi. 
    Pour le reste,on doit se faire à l’idée qu’on n’aura pas plus de réponses et tenter de passer à autre chose ».
    Passer à autre chose, c’est bien le problème d’Éric aujourd’hui : « J’ai vécu des moments difficiles.
    Aujourd’hui, il ne me reste que des photos, quelques souvenirs de mon fils. 
    Je n’arrive toujours pas à l’oublier un peu.
     Je ne vis plus comme avant. 
    La mort d’Adrien a créé des bouleversements dans notre famille, il y a eu des tensions.
    J’essaie de garder les liens serrés, mais c’est tellement dur pour tous ceux qui l’aimaient,pour sa soeur, sa compagne ».
    Après une année horrible, Éric envisage de se faire aider : « Je crois que je vais devoir en passer par là pour m’en sortir.
    Je ne peux pas continuer comme ça. 
    Je reçois énormément de soutien,mais je souffre toujours autant.
     Le temps n’apaise pas la douleur et je crois qu’un soutien médical pourrait peut-être m’aider à accepter les choses telles qu’elles sont ».
    Éric tien tout de même à remercier tous les gens autour de lui qui ont tenté de le soutenir dans son drame : « Je pense surtout à Justine, la compagne d’Adrien. 
    Elle aussi vit toujours aussi mal ce qui s’est passé. 
    Elle mérite de vivre heureuse. 
    Il y a aussi ma compagne, une personne exceptionnelle qui a compris et a été très patiente. 
    Et puis,mes collègues, mes amis, les proches, la famille. 
    J’ai reçu beaucoup de témoignages d’affection.
    Adrien était très connu et très apprécié dans la région. 
    C’était un garçon gentil, un parrain attentionné.
    Il mérite qu’on rende hommage à sa mémoire, qu’on se souvienne de lui ». 
     
    Article de NOÉMIE BOUTEFROY pour le journal La Meuse H-W du 8 mai 2014
     
    Des arbres plantés à la mémoire du jeune Adrien
     
    Éric Balthazar n’est pas le seul qui ne parvient pas oublier son fils. 
    Ses amis, ses collègues, sa famille et particulièrement sa compagne, Justine gardent tous en mémoire le souvenir d’Adrien, qui était particulièrement apprécié.
    « Quand il est décédé, j’étais en France, avec le comité de jumelage de Saint-Séverin. 
    Je suis rentré aussitôt que j’ai su. 
    C’est mon père, Hubert Balthazar qui a créé l’association, alors nous sommes très proches. 
    Alors le comité de jumelage a décidé de faire un geste pour Adrien.
     Il y a eu une petite cérémonie et un arbre a été planté au nom de mon fils. Le village jumelé, Saint-Séverin en Charente, a fait la même chose.
     Ça nous a touchés ».
    Mais c’est au quotidien qu’Éric se rend compte que son fils avait des amis fidèles : « Ses collègues, son patron, de l’entreprise System D, ont été très présents.
    Ils ont continué à me donner des nouvelles régulièrement.
    Ils passent me voir parfois, ses amis aussi. Je garde aussi énormément de contacts avec Justine, sa compagne. 
    Mais j’aimerais qu’elle puisse passer à autre chose et je ne veux surtout pas être un frein à sa vie.
     Elle est très jeune et elle mérite d’avoir une vie heureuse ».
    Les collègues d’Éric ont aussi soutenu leur ami dans les moments difficiles : « Ils ont été présents quand j’ai pris des congés, pour m’aider. 
    C’était très sympa ». 
    Article de N.B. dans la Meuse H-W du 8 mai 2014