Logements sociaux à Nandrin

  • Des riverains,le (CRAVN) a pris un avocat pour contester la légalité du bail emphytéotique

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    Le courrier adressé au Collège et à Meuse Condroz Logement est parti ce lundi, de la main de l’avocat du « Collectif pour la ruralité et l’art de vivre à Nandrin » (CRAVN). Le conseil souhaite savoir si le bail emphytéotique a été concrètement signé entre la commune et MCL, après la récente délivrance du permis par la fonctionnaire déléguée de la Région wallonne.

    Pour rappel, la commune, propriétaire du terrain à côté du CPAS (le champ où paissent des moutons), souhaite le mettre à disposition de la société de logements sociaux pour que celle-ci y construise sept logements sociaux et un logement de transit. Le premier permis accordé par la Région avait été attaqué au Conseil d’État par une riveraine (pour une question d’ensoleillement impactant ses panneaux solaires) qui avait obtenu gain de cause. La demande de permis avait été dans la foulée modifiée et étoffée par une étude complémentaire et la Région avait accordé le permis à nouveau.

    Cette fois, ce permis ne fera pas l’objet d’un recours au Conseil d’État. Le CRAVN a décidé de prendre un avocat et d’envoyer une lettre aux décideurs pour les mettre en garde. «  Nous contestons la légalité de ce bail car il concerne un bien appartenant au domaine public et celui-ci ne peut pas faire l’objet d’une emphytéose. On parle ici de la partie du parc du CPAS sur lequel empiète le projet  », précise Daniel Giltay, secrétaire du CRAVN, une ASBL composée de six membres statutaires habitant le quartier «  mais regroupant une cinquantaine de riverains  ». Objectif : préserver à long terme le parc du CPAS. Le collectif entend bien porter le dossier devant les juridictions civiles s’il se concrétisait.

    « Un frein »

    Daniel Pollain, échevin du logement, nous indique que le bail n’a pas encore été signé et que la commune va mettre ce dossier entre les mains d’un avocat. «  La démarche du CRAVN témoigne d’une non volonté de réalisation de logements publics, en tout cas dans le quartier des plaignants. Cela ne fait que freiner encore un peu plus ce dossier qui finira tôt ou tard par aboutir. »

    Article de AG 

     

    Logements sociaux à Yernée-Fraineux: le combat juridique continue clic ici

  • Les premiers logements sociaux à Nandrin

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    Situés place Baudouin, à Villers-le-Temple, ils ont été inaugurés ce vendredi.

    L ‘aménagement des quatre premiers logements sociaux de Nandrin est enfin terminé. Un premier pas pour cette commune qui, dans ce domaine, a l’un des plus faibles taux de Wallonie.

     

    Quatre logements sociaux viennent d’être créés place Baudouin, à Villers-le-Temple (Nandrin). L’ancienne maison de maître accueille désormais deux studios et deux autres appartements, une chambre, pour couples.

    La superficie tourne respectivement autour de 45m2 et 65m2 . Ils sont équipés d’une salle de bain et d’une cuisine. Daniel Pollain, échevin du logement, est satisfait. Il faut dire que la construction de ces logements n’a pas été de tout repos. La société en charge des travaux, lancés en 2012, a fait faillite.

    « Il a fallu relancer un marché. Les travaux ont repris il y a un an et demi », indique l’échevin.

    « Le budget pour cette rénovation avoisine les 590.000 euros. » Le loyer est adapté selon les revenus des locataires. Les logements seront accessibles à partir du 1er novembre.

    UN TRÈS FAIBLE POURCENTAGE

    Pour Daniel Pollain, le bâtiment à l’avantage de bien s’intégrer visuellement par rapport aux bâtisses annexes. « Il s’agit des premiers de la commune, si on omet le logement d’insertion près de la poste de Nandrin mis en place en 2010 », indique Michel Lemmens, bourgmestre de Nandrin.

    « Nous sommes vraiment à la traîne à ce niveau-là. Considé- rant que la commune compte 2.200 logements, le taux de logement social atteint à peine 0,22 %, ce qui en fait un des taux les plus faibles de Wallonie. ».

    Daniel Pollain justifie ce retard par le fait que l’imposition régionale de créer des logements publics « n’a pas dix ans. La plupart des communes rurales n’ont pas encore embrayé », précise-til.

    « Nandrin a rentré quatre plans de développement public dont celui de Yernée-Fraineux qui a été recalé au conseil communal en juin dernier. La Région wallonne demande simplement à ce qu’ils soient réalisés dans un délai raisonnable. »

    CASSER L’ÉLITISME NANDRINOIS

    Quand ces plans seront mis en chantier, Nandrin devrait alors compter 27 logements sociaux. Pour Michel Lemmens, la commune doit essayer de casser la forme d’élitisme dans laquelle elle s’est enfermée. « Pour 2019, nous devrions déjà compter sur 20 logements. », conclut-il.

    Article de  J.G Source Sudpresse Sudinfo 

    L’opposition présente

    Yernée-Fraineux : Pour Nandrin maintient sa position

    Outre les riverains présents lors de l’inauguration de ces logements ce vendredi se trouvait le conseiller communal Bodgan Piotrowski (Pour Nandrin).

    Celui-ci a expliqué être favorable aux logements sociaux, mais il a maintenu sa position concernant ceux qui sont prévus à Yernée-Fraineux.

    Il explique qu’en 2011, ces logements étaient prévus sur la parcelle qui jouxte le parc de Nandrin, et non sur celui-ci.

    « Je ne comprends pas pourquoi ils se sont obstinés à vouloir le mettre à cet endroit », dit-il.

    Article de J.G. Source info Sudpresse Sudinfo