« ne-m’appelez-plus »

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m.jpgMarre des appels intempestifs! Plus de 1,3 million de numéros belges sont désormais référencés sur la liste «ne m’appelez plus»

Bien que les résultats ne soient pas garantis à 100 %, de nombreux Belges exaspérés par les appels téléphoniques publicitaires se sont encore inscrits l’an passé à « ne m’appelez plus ». Un total de 153.335 nouveaux numéros enregistrés en 2018.

Nous sommes nombreux à recevoir des coups de fil, à toute heure de la journée, pour nous inviter dans un nouveau magasin, pour nous offrir un cadeau, pour nous annoncer qu’on est l’heureux gagnant d’un tirage au sort, et patati et patata.

Bref, nous sommes nombreux à être contactés par des publicitaires qui tentent de nous vendre leurs produits ou leurs services. Sans qu’on n’ait rien demandé.

Depuis 2015, il est possible de s’inscrire sur la liste « ne m’appelez plus » pour que votre numéro échappe à ce harcèlement téléphonique. Et chaque année, cette liste s’allonge… Comme nous le révèle le cabinet du ministre des consommateurs Kris Peeters (CD&V), 153.335 nouveaux numéros ont été enregistrés.

Il s’agit de numéros de GSM et de numéros fixes. Le nombre total de numéros inscrits sur cette liste s’élève de la sorte à 1.363.079 (en date du 31 décembre 2018) pour l’ensemble du pays.

« CETTE LISTE ? AUCUN EFFET ! »

« Cela fait quasi deux ans que j’ai enregistré mon numéro fixe sur cette liste « ne m’appelez plus », mais je ne vois aucune différence ! », déplore Michel, un Hannutois de 35 ans. « Je reçois toujours autant d’appels qu’avant, deux par jour en moyenne ! J’ai beau expliquer que ce n’est pas légal de m’appeler, rien n’y change. Parfois, j’ai même l’impression que c’est d’abord un robot qui m’appelle, juste pour vérifier que je décroche. Et ce n’est que lorsque j’ai raccroché qu’une vraie téléphoniste me sonne et me parle.

C’est exaspérant ». Et bien souvent, c’est le (ou la) pauvre téléphoniste qui encaisse la colère du client, alors que ce n’est pas lui qui a choisi de former tel ou tel numéro.

Le SPF Économie est bien conscient du problème. Des call-centers font mine de ne pas devoir respecter la législation belge, sous prétexte qu’ils ne sont pas basés en Belgique.

« L’inspection économique a des difficultés pour agir sur des call-centers à l’étranger », admet Bart Tierens, du cabinet Peeters. « Mais si un call-center, basé en Inde par exemple, travaille pour une société en Belgique, l’inspection économique peut sanctionner la société belge ».

PORTEZ PLAINTE

! Encore faut-il, pour cela, que le citoyen belge importuné dépose plainte auprès de l’inspection économique. En 2018, la plate-forme « Point de contact » mise en place au SPF Économie pour recueillir toute sorte de fraudes ou tromperies, a reçu 7.634 signalements pour appels téléphoniques indésirables, soit 22 % des plaintes. C’est de cela que se plaint le plus le consommateur. Les entreprises qui appellent un numéro de la liste « ne m’appelez plus » s’exposent à des amendes, qui peuvent flamber en cas de récidive. -

Article de FRANÇOISE DE HALLEUX

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