les terrains synthétiques font toujours débat

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L’auteur du reportage diffusé à « Questions à la Une » affirmait que, contrairement à ce que la ministre Valérie De Bue disait, les rapports d’analyse sur lesquels elle se basait pour en déduire que les terrains étaient bons pour le service « sont loin d’être encourageants ». « On sait que le terrain de Frasnes-lez-Anvaing ne répond pas aux nouvelles normes fixées par la ministre », lance Manu Morimont. « On y retrouve trop de zinc, un des métaux lourds qui peut polluer l’environnement. Il y a aussi deux autres métaux lourds, le nickel et le chrome, en grande quantité. C’est le cas également dans les communes d’Andenne et de Chapelle-lez-Herlaimont ». À Andenne, poursuit le journaliste, le taux du chrome est 8 fois celui autorisé pour un terrain… industriel. Il rappelle que le chrome et le nickel sont placés dans le premier groupe des produits cancérogènes par le Centre international de recherche sur le cancer.

Du côté des personnes attaquées, on ne cache pas une certaine irritation. Ainsi, la ministre attaquée a tenu à réagir dans nos colonnes. « Je n’ai pas attendu la RTBF et ses reportages à charge pour agir. La santé des enfants et de l’ensemble des utilisateurs des terrains synthétiques est bien évidemment au cœur de mes préoccupations. Moi aussi j’ai des enfants, moi aussi j’ai des connaissances qui jouent sur de telles surfaces. Et ce n’est pas en surfant sur une vague de peur que nous ferons avancer la situation ».

Valérie De Bue rappelle que jamais autant de mesures n’ont été prises en Wallonie. « Cadre normatif plus strict, guide d’utilisation, contrôles… Et ces mesures, je les ai prises dès mon arrivée au gouvernement. Aujourd’hui, il faut admettre que le débat n’est pas clos. Il faut continuer à analyser la situation. Et c’est ce que nous faisons. Mon administration est en contact avec la DGO3 (environnement). Elle participera également pour la première fois au Belgian REACH Committee le 10 décembre prochain. Des contacts existent également avec le cabinet Di Antonio. Tout est mis en œuvre pour réduire au maximum tout risque éventuel ».

Le son de cloche est le même au SPW. « Nous sommes très concernés par la santé de nos enfants. Nous essayons d’uniformiser les processus d’analyse faites par la quarantaine de laboratoires pour que cela soit un processus unique », répond Laurence Zanchetta, la porte-parole du SPW. « Prenez le nickel et le chrome. Ils sont nocifs certes mais à condition que la personne reste par terre sur le terrain pendant 12 heures d’affilée. Sinon, ces métaux ne rentrent pas dans le sang comme cela ». Pour le zinc, on va peut-être aussi trop loin. « On prend les billes en caoutchouc. On les met 24h dans l’eau puis on analyse. On voit des concentrations trop élevées mais cela ne correspond pas à la manière dont ces billes se comportent sur les terrains. Elles ne flottent pas. L’eau est drainée ».

Une étude

Du côté du ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio, on confirme qu’une grande étude sur une éventuelle pollution des sols et des rivières par le ruissellement des eaux usées va être lancée. Les résultats sont attendus pour fin février.

PIERRE NIZET

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Commentaires

  • La Ministre ne se tracasse pas beaucoup pour les enfants des prolétaires, car elle, avec ses émoluments......... ses enfants et petits-enfants ont les moyens de jouer au tennis donc pas de problèmes

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