Le lac du barrage de la Gileppe a atteint son niveau le plus bas jamais enregistré depuis sa construction

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La sécheresse persistante a un impact sur la production d’électricité par les barrages au fil de l’eau. « Nous sommes de 20 à 30 % de nos capacités habituelles. Nous ne pouvons pas turbiner autant que nous le souhaiterions à cause du niveau d’eau qui est bas. Nous devons garder des réserves. C’est une obligation légale », explique Olivier Desclée, porte-parole d’Engie Electrabel. Il s’agit des barrages placés sur des rivières, comme dans la région d’Orval, mais pas des ouvrages d’art qui créent des lacs artificiels. « Pour cette seconde catégorie de barrages, le niveau d’eau est encore bon. En fait, nous ne les utilisons pour produire de l’électricité que lors de pics occasionnels. Autrement, nous ne touchons pas à ces retenues d’eau », précise le producteur d’électricité. Les barrages hydroélectriques ne représentent qu’une partie infime de la production. À plein rendement, les neuf barrages d’Engie Electrabel sont à 20 mégawatts dont 11 pour les barrages au fil de l’eau. À titre de comparaison, une centrale au gaz délivre entre 300 et 400 mégawatts.

LA GILEPPE AU PLUS BAS

De son côté, le Service public de Wallonie gère neuf barrages-réservoirs au sud du pays. Le lac du barrage de la Gileppe a atteint son niveau le plus bas jamais enregistré depuis sa construction dans sa configuration actuelle, en 1970. Sa cote est actuellement de 281,39 mètres (le niveau de la mer sert de référence), soit 9 centimètres de moins que le record de 2003. La cote habituelle de réserve est de 284 mètres. Les faibles précipitations des derniers mois n’ont pas été suffisantes pour compenser les prélèvements effectués dans le lac pour la production d’eau potable par la SDWE. La situation hydrologique n’est pas aussi grave dans les autres sites gérés par le Service public de la Wallonie. Pour le complexe des barrages de l’Eau d’Heure, le déficit d’eau enregistré ce mercredi était de 229.100 m3 par rapport à la capacité théorique souhaitée, soit moins de 1 %. « Cela reste tout à fait acceptable en cette période », précise Laurence Zanchetta, porte-parole du SPW. Contrairement aux autres, ces retenues ne constituent pas des réserves d’eau potable. Elles servent à alimenter la Sambre et divers canaux afin de garantir un niveau suffisant pour la navigation marchande. Avec un taux de remplissage de 70 %, la réserve reste bonne au barrage du Ry de Rome tandis que le barrage de l’Ourthe est à sa cote habituelle et que celui de la Vesdre est légèrement supérieur à la norme. -

Y.H

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