Attention aux fraudes Personne ne peut vous obliger à vous servir de votre digipass

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Les pirates informatiques ne reculent devant rien pour récupérer vos informations confidentielles. Les vols des données bancaires ou d’identité des internautes se multiplient. 2018 sera probablement une année record concernant les plaintes pour ce qu’on appelle officiellement le « phishing ».

AUGMENTATION CONSTANTE

Les statistiques officielles de la police fédérale renseignent 241 cas pour le premier trimestre de l’année 2018. « Mais je pense qu’on peut quasi doubler les chiffres », explique Olivier Bogaerts, commissaire à la Computer Crime Unit de la police fédérale. Les techniques des fraudeurs s’affinent. « La tendance actuelle au niveau du « phishing », c’est de jouer sur les notifications selon lesquelles une erreur a été commise et que vous avez droit à un remboursement. »

Les malfrats vous demandent alors de vous connecter à un site, qui ressemble à s’y méprendre à un site officiel, où vous devrez fournir vos données personnelles. « L’opérateur Base a notamment été victime de cette technique.

» Avec un peu de bon sens, il est pourtant possible d’éviter le piège. « Pourquoi introduire mes données chez un opérateur dont je suis déjà client ? », interroge, sous forme de conseil le commissaire Bogaerts. Autre technique : on reçoit un mail ou un SMS signalant qu’on a payé deux fois une facture. Un lien est joint. Il suffit de cliquer dessus pour arriver sur le site et se faire rembourser. Une fois l’opération accomplie, un escroc vous appelle pour demander de confirmer le remboursement, en utilisant votre lecteur de carte bancaire. En réalité, il tente de vous dérober vos données bancaires.

DES ESCROCS TRÈS POINTUS

« La personne est en confiance et le malfrat lui demande le code d’authentification. C’est dans le but d’installer une application qui sera associée à votre compte. C’est très pointu », assure Olivier Bogaerts. « De même, on vous fait croire que vous gagnez des concours sur les réseaux sociaux. On vous contacte pour dire que vous avez gagné, mais vous devez payer les frais d’expédition avec votre carte de crédit. Les gens le font, mais sans savoir qu’ils s’abonnent en fait à la livraison de produits. C’est après qu’ils constatent qu’il y a des prélèvements… Ces escrocs ont une imagination débordante. » « Le problème, c’est que nous dispersons beaucoup d’infos via les réseaux sociaux. Les malfrats peuvent créer des pages qui ont de l’intérêt. Les gens vont alors interagir et permettre la collecte d’infos. On est ciblé », déplore le commissaire. «Allez dans la barre URL pour voir si vous êtes bien sur le site authentique. Voyez quel est le nom de domaine. Dès qu’on vous demande des infos personnelles, méfiance. Si on vous demande de vous servir de votre digipass, non ! Avec le digipass, c’est uniquement vous qui décidez des opérations que vous lancez. C’est ça qui fait le plus de victimes. » -

Article J.M.

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