Le Monastère de Nandrin , c’est vraiment fini! Fermeture définitive le 6 octobre 2018 la dernière soirée

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C’est la fin d’une époque pour de nombreux fêtards de Nandrin et bien au-delà. Le Monastère, discothèque née dans les années 70, s’apprête à fermer ses portes. Tony Di Sciascio (54), gérait l’établissement depuis 26 ans. Sa société n’est pas en faillite mais sera simplement mise en veille, car voilà plusieurs années qu’il sentait le vent tourner.

«  Je voulais déjà me retirer depuis 2012  », commente-t-il. «  Je désirais me consacrer à ma vie de famille. Le gérant, qui a repris la boîte pendant trois ans, a voulu à tout prix démissionner. J’ai été contraint de revenir malgré moi, mais avec peu de motivation. Des repreneurs ne se sont jamais manifestés. »

Voilà cinq à six ans que la discothèque perd des clients, sans en gagner de nouveaux. Les causes, Tony Di Sciascio les connaît. La principale : à Nandrin comme en Europe, les boîtes de nuit lui semblent être passées de mode. «  Le succès des discothèques est lié aux phénomènes musicaux. Dans les années 1970, il y avait notamment la fièvre du samedi soir  », raconte-t-il. «  Les gens voulaient faire comme dans les films : danser sur des pistes lumineuses. Ça a continué après avec la new wave dans les années 80 et la techno. »

Pour lui, la musique actuelle se joue dans les festivals. «  Ce qui explique toutes les soirées dédiées aux années 80. Quelque part, c’est triste que l’on doive se replonger dans le passé pour faire danser les gens  », confie Tony Di Sciascio.

Les gens se rencontrent moins en discothèque également, mais davantage sur internet, ajoute-t-il. «  S’ils prennent un verre, ils savent qu’il y a un risque de se faire contrôler  », continue le gérant. «  La transmission ne s’est pas faite auprès de la génération actuelle. Les jeunes trouvent ça ringard d’aller en boîte, et privilégient le carré, ou de simples fêtes.  »

Plein de souvenirs

De ces 26 années, à la tête du « Mona », Tony Di Sciascio garde d’excellents souvenirs. «  C’est un des rares endroits qui n’a pas changé de nom  », sourit-il. «  Beaucoup de générations sont venues dans cette boîte festive. On était les seuls à passer des musiques de farandoles le samedi, car les gens en réclamaient.  »

Aux dernières années de comptabilité stressante, il préfère se souvenir du passage de Patrick Hernandez qui chantait Born to be alive, des Gibson Brothers, et même de joueurs de foot. «  Ces derniers passaient régulièrement chez nous », se remémore-t-il. «  Ils ne s’asseyaient pas dans un coin qui leur était réservé, et je crois que c’était ça le secret du Mona : tout le monde y était VIP.  »

Le Mona constituait les «  plus belles années de sa vie  », ajoute-t-il. « Je n’aurai jamais cru que je m’occuperai de cette boîte aussi longtemps, moi qui y ai mixé à ses débuts. Beaucoup se tracassent sur les réseaux sociaux, notamment de mon devenir. Je vais mettre ma société en veille et faire une pause d’un an, avant de voir ce que je ferai. »

Soirées de clôtures

Deux soirées de clôture se tiendront les vendredi 5 et samedi 6 octobre. «  La première sera axée années 80 et 90 pour les anciens  », indique Tony Di Sciascio. «  D’anciens dj et membres du personnel seront là.  » Le 6 octobre sera animé avec de la musique plus actuelle.

Article de J.G.

 

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