Sécheresse: une bonne nouvelle pour nos agriculteurs condruziens

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Denis Marcourt est agriculteur à Ouffet. Cet été, ses cultures ont souffert de la sécheresse ; comme celles de la majorité des agriculteurs wallons. Il avait rarement vu ça depuis 1976. «  On s’est retrouvé avec 70 jours sans eau, ce qui est énorme. Il y a entre 40 % et 50 % de perte en maïs, entre 35 % et 40 % en prairie et en betteraves sucrières  », recense-t-il.

Quand il apprend que sa commune ne figure pas dans la liste des 166 communes reconnues concernées par le phénomène de sécheresse exceptionnelle, c’est une mauvaise surprise pour l’Ouffetois. «  L’erreur vient de notre ministre qui avait demandé une enquête du 1er mai au 31 juillet à l’IRM alors que la ministre flamande avait, elle, demandé une enquête sur la période du 2 juin au 6 août. La Flandre a été beaucoup plus attentive à la façon de gérer les dossiers que la Wallonie. Toutes les communes flamandes étaient donc reconnues, contrairement aux communes wallonnes. » En effet, le mois de mai a été marqué par d’importants orages, ce qui a directement influencé les statistiques. Pourtant, ces pluies n’ont pas aidé les agriculteurs à faire face à la sécheresse. La réalité du terrain n’était donc pas exactement reflétée par les chiffres…

Les agriculteurs ont alors chacun contacté leur bourgmestre respectif pour faire bouger les choses. «  Les bourgmestres ont interpellé le ministre (René Collin, NDLR) qui a ainsi demandé à l’IRM de refaire un calcul du 2 juin au 6 août et, là, on a été reconnus. Le fait de reconnaître toutes les communes un mois plus tard, ça montre qu’il y avait une erreur dans le dossier. Il n’y avait aucune raison qu’on ne soit pas repris, c’était donc un peu choquant et vexant.  »

Cette reconnaissance va ainsi permettre aux agriculteurs concernés par ces dégâts de bénéficier du Fonds de Calamités débloqué pour compenser la perte de revenus liée à la sécheresse de cet été 2018.

MARIE LARDINOIS

Les trois bourgmestres ont rapidement réagi

 

Afin de faire bouger les choses, les bourgmestres ont chacun interpellé le ministre René Collin. «  Avec le Collège, on a décidé d’écrire au ministre  », revient Caroline Cassart, bourgmestre d’Ouffet. «  On ne trouvait pas normal que notre commune ne soit pas reprise dans la liste. J’ai été interpellée car, sur le terrain, la réalité était tout autre.  » « C’était vraiment problématique pour pas mal d’agriculteurs. Ils sont une quinzaine à avoir fait une déclaration de dégâts de sécheresse dans la commune  », ajoute le bourgmestre d’Anthisnes, Marc Tarabella. « L’avis revisité de l’IRM, c’est un soulagement.  »

Selon Patrick Lecerf, bourgmestre empêché à Hamoir, «  il s’agissait d’une question de bon sens. Les dégâts agricoles à Hamoir sont les mêmes qu’ailleurs voire supérieurs à certaines autres communes.  »

M.L

 

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