Les échos du Nandrin Festival 2018

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Les échos du Nandrin Festival dans la Meuse Sudinfo édition digitale H-W

 

Près de 2.500 personnes ont assisté vendredi à la journée d’ouverture du Nandrin Festival, selon le bourgmestre Michel Lemmens, impliqué dans l’organisation.

Ce dernier s’est dit très heureux de constater que le festival reprenait de l’ampleur. C’est le groupe international Front 242, invité en 1997, qui était tête d’affiche de ce vendredi soir pour le plus grand bonheur de certains fans.

Il y avait du monde Place A. Botty ce vendredi soir pour l’ouverture de l’édition 2018 du Nandrin festival. Sur le coup de 22h, moment auquel se produisait le célèbre groupe de musique électronique Front 242, on frôlait d’ailleurs les 2.500 entrées. La place était toutefois encore clairsemée à certains endroits.«  On est loin des grandes années et du temps où on accueillait sur le terrain de football des dizaines de milliers de personnes qui applaudissaient des grandes stars  », raconte le bourgmestre, «  mais ça redémarre  ».

C’est Z-Band qui a ouvert les hostilités à 17h00 sur la scène Church, suivi par From Kissing à 17h45 sur la grande scène de l’hôtel de ville puis par Suffocating Minds à 18h45. Les Liégeois ont mis le feu dès la fin de l’après-midi avec des titres bien connus de leur répertoire comme «Second Life», «I don’t care» ou encore «Should I look above».

Les artistes se sont alors succédé sur les deux scènes avec notamment la tête d’affiche Front 242 qui a rassemblé un public important. Le groupe mythique de la scène électro des années 80 a fait revivre les grandes heures du Nandrin Rock Festival. Cette année, il a notamment joué à guichets fermés aux Etats-Unis et ne se produisait sur le sol wallon qu’au Nandrin Festival, une sorte de plaisir que le groupe s’est permis d’offrir à la commune en souvenir du bon vieux temps : «  On est un groupe international, la Belgique n’est pas la priorité et comme on est plus appréciés aujourd’hui, on peut se permettre de jouer à la carte », raconte Jean-Luc De Meyer, chanteur et auteur-compositeur belge,

«La raison pour laquelle on a accepté de venir à Nandrin ? On s’est souvenu que les organisateurs nous avaient appelés en 1997 alors que le groupe venait de se reformer après avoir cessé toute activité pendant trois ans. On considère Michel Lemmens comme un ami, c’est quelqu’un qui sait recevoir même si la rémunération est moins élevée. On est content de voir que le festival renaît». Et sur scène, les artistes se sont amusés : «Ça s’est bien passé», poursuit le chanteur, «Le public a été réceptif, une sorte de dialogue s’est installé, ça s’est entendu avec les applaudissements, l’ambiance était au top ».

Front 242 va clôturer l’année avec deux concerts en Hollande puis le groupe va faire le point et questionner sa méthode de travailler: «Nous nous demandons s’il faut revoir le spectacle, aujourd’hui le live est devenu quelque chose de plus important que le studio, c’est plus rentable et plus émotionnel aussi, l’ancien schéma où le musicien travaillait en studio, présentait son travail à la presse avant de se produire sur scène est révolu».

« Front 242, c’est un peu notre jeunesse »

Giovanni Pollina, 54 ans, et David Schillaci, 45 ans, ont connu le Nandrin Festival au temps de sa plus grande gloire. Ils étaient présents ce vendredi soir et avaient leur ticket pour les trois jours. Ils ne sont pas déçus du spectacle : «C’est génial, je suis fan, j’écoutais ça pendant ma jeunesse», se souvient Giovanni, ouvrier communal à Nandrin, «C’est un festival qui reprend tout doucement sa place et qui monte en puissance, c’est bien pour la commune». David, de Nandrin, ajoute :«Il y a eu ACDC et Deep Purple ici, le festival avait alors lieu sur le terrain de football avant de disparaître puis de renaître. Les trois dernières années on n’a pas eu de chance avec la météo mais cette fois, c’est parfait

Des jeunes impliqués dans l’organisation

Le vendredi soir, Samuel Heck, 17 ans, tenait le bar avec son ami Tim, 18 ans. Ses parents sont impliqués dans l’organisation depuis trois années et le jeune homme participe volontiers comme bénévole :«Il y a beaucoup plus de monde que l’année passée», estime-t-il, «en même temps c’est un peu normal il a plu vraiment beaucoup l’été dernier.» Samuel habite le village de Nandrin, «à cinq minutes à pied à peine, il y a une belle ambiance, je suis content ça fait vivre le village.» Un constat partagé par Tim, qui s’attendait toutefois à un peu plus de monde.

Historique

Pour rappel, le festival est réapparu en 2015. Créé en 1994, le "Nandrin Rock festival" était devenu une référence en Wallonie avec plusieurs dizaines de milliers de festivaliers chaque année et la participation d'artistes comme Joe Cocker, Simple Minds, ZZtop, Deep Purple, Ozark Henry, etc

Une tornade s'était abattue sur le festival en 2004, causant une perte de 200.000 euros qui n'a jamais pu être résorbée. Un litige fiscal avec le SPF Finances avait ensuite forcé les organisateurs à déposer le bilan en 2007.

Vendredi, jour d’ouverture du festival, la tendance a été fortement marquée par un style musical new wave avec Dole, We are Waves, ou encore From Kissing. Une programmation plus familiale était au programme ce samedi tandis que le dimanche mettait le hip-hop à l’honneur.

Plus d’infos sur https://www.nandrinfestival.be/

 

Article Complet  de - L.C. clic ici avec photos et vidéos 

Photos Loris Demarteau clic ici 

#Nandrinfestival #Arno #front242

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