Nandrinois : l’impact des évolutions climatiques sur la faune sauvage.

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A l’occasion des journées de la chasse, qui se dérouleront ces 18 et 19 août, plusieurs professionnels du secteur se sont réunis afin d’évaluer l’impact des évolutions climatiques sur la faune sauvage. Plusieurs constats ressortent, certains positifs et d’autres négatifs, dont une explosion du nombre de sangliers. Affûtez votre fusil  : vous en aurez besoin  !

Benoît Petit, président de la plus ancienne association de chasseurs, le Royal Saint-Hubert Club, est sans équivoque sur ce point  : «  Ils nous envahissaient déjà à cause des évolutions des pratiques agricoles, ils seront plus nombreux encore cette année, on s’attend à un taux de reproduction qui variera de 250 à 300 % dans les régions où il y a le plus de chênes  »,explique-t-il, «  A cause de la sécheresse, les chênes sont chargés de glands qui sont déjà tombés sur le sol et les sangliers s’en gavent.  » Un véritable met d’exception pour ces animaux  : «  Le gland est la praline du sanglier  », poursuit le chasseur, «  Les mères seront plus vite en chaleur et il se pourrait qu’elles mettent bas deux fois sur l’année  ».

La Hesbaye pas épargnée

Conséquence  : l’explosion démographique sera importante et la région du Condroz, fort pourvue de chênes, devrait littéralement être envahie. Attendez-vous donc voir à les voir pulluler dans les champs  : «  Ce sont des endroits qu’ils adorent  », indique le président du Royal Saint-Hubert Club de Belgique, «  Le mais et le colza constituent une nourriture d’exception pour ces animaux qui y trouvent en plus une certaine quiétude. » La Hesbaye ne sera pas épargnée non plus  : les chasseurs s’attendent à ce qu’ils traversent les cours d’eau et qu’ils y fassent des incursions. A peu près 25.000 sangliers sont tirés chaque année mais il semblerait que cela ne soit pas suffisant pour endiguer le problème. Leur comptage est difficile car c’est un animal qui bouge énormément  : « C’est à l’homme aujourd’hui à intervenir afin de ramener un équilibre naturel  », estime Charles Wauters, du Conseil Cynégétique de Hesbaye, «  sans une biodiversité de qualité, il n'y aura plus de faune sauvage et donc plus de chasse. »

Les autres espèces

Côté petits gibiers, la situation semble préoccupante selon les dires de Simon Lehane, administrateur et porteur de projets au conseil cynégétique, un organe chargé de gérer la chasse de certaines espèces  : «  La sécheresse était, au début, une aubaine car elle a amené beaucoup plus d’insectes  », commence-t-il, «  mais elle a duré trop longtemps et le petit gibier se porte mal malgré les abreuvoirs placés par les chasseurs  ». La faute aussi au manque d’aménagements sur le territoire (haies, bandes aménagées, etc) : «  Nous avons besoin de plus de reconnaissance et de soutien de la Région Wallonne, la perdrix grise est au bord de l’extinction, le faisan et le lièvre sont en danger. » Depuis 1980, le petit gibier n'est plus présent en abondance dans nos campagnes.

 La situation est aussi difficile pour le canard qui souffre de la diminution de la qualité de l’eau. Les chevrettes ne trouvent plus la nourriture dont elles ont besoin pour approvisionner correctement en lait leurs petits qui devraient subir un déficit de croissance. Les cerfs et les biches ont par contre moins de problèmes. De manière générale, sur les territoires qui ont été mal approvisionnés en eau, les chasseurs doivent s’attendre à certaines surprises.

 

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Jusqu’à trois fois plus de sangliers attendus dans le Condroz clic ici 

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