RN 63 route du Condroz Nandrin, Marcel, le roi de la frite, prend sa retraite à...75 ans

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En 40 ans de carrière, il en a préparées, des frites : elles se comptent en tonnes. «  Impossible d’estimer plus précisément  », sourit Marcel Mossoux, Modavien qui soufflera ses 76 bougies le 19 octobre prochain.

C’est en 1978 qu’a débuté réellement l’entreprise « Chez Marcel ». Marcel a alors 36 ans, il est ouvrier dans la chaudronnerie et travaille depuis l’âge de 14 ans. «  Un dimanche soir, je revenais de Barvaux et une connaissance de mon père se trouvait chez lui. Il était propriétaire d’une friterie sur la route du Condroz, un peu à l’abandon, et m’a proposé de la reprendre. J’ai un peu hésité car je n’avais pas d’argent, il fallait que je fasse un prêt. Et puis je me suis lancé  », raconte Marcel Mossoux. Les débuts ne sont pas faciles. «  Je me rappelle : le dimanche midi, je ne vendais que trois sachets de frites à 25 francs. J’ai dit à mon père que j’avais fait une bêtise, mais il m’a dit que ça allait prendre et il avait raison  », relate-t-il. De fait, la caravane de Marcel a gagné petit à petit sa renommée grâce à la qualité des frites et à l’espièglerie du patron, surtout à l’égard des femmes. «  Je n’ai pourtant pas été formé pour faire de bonne frites. Je pense sincèrement que c’est inné, je suis fait pour ça. Et j’ai le sens du commerce, ça oui  », sourit-il.

Un nom si bien connu à Nandrin et dans la région, que lorsque Marcel a remis sa friterie à Jean-Pierre Dalla Costa en 2003, ce dernier a demandé à Marcel de continuer à travailler pour lui. «  Moi, ça me disait bien, j’étais toujours en forme. Je le suis toujours d’ailleurs, c’est juste que je suis plus vite fatigué. A 75 ans, c’est le moment pour moi d’arrêter et de laisser la place aux jeunes. » Le 29 juin dernier, Marcel a donc presté sa dernière journée au terme de laquelle les patrons de la friterie, devenue « Friterie Snack du Condroz », lui avaient réservé une belle surprise. «  On s’était tous donné rendez-vous dans le jardin de la friterie et on est rentré à la fin de la journée. On a offert à Marcel des cadeaux, dont une très belle montre. On a mangé un barbecue , la fête a duré jusque 2h30 du matin et Marcel est resté jusqu’à la fin  », se souvient Séverine, la fille du patron actuel. Cette dernière et son frère Benjamin ont d’ailleurs été initiés à l’art de la frite par Marcel lui-même. «  J’ai beaucoup aimé travailler pour le nouveau patron, je l’ai fait comme si c’était pour moi, c’est plus un ami qu’un patron d’ailleurs. A la fête, j’étais ému, je n’ai pas versé de grosses larmes mais une petite  », confie Marcel qui affirme ne pas regretter la friterie. «  J’ai toujours quelque chose à faire, alors je ne m’ennuie pas. Je vais à présent profiter davantage de ma compagne Rina, de mon fils Philippe et de ma petite-fille Sidney de 12 ans. J’ai aussi une caravane à la mer, à Middelkerke, où je vais pouvoir aller plus souvent  ».

« Les clients croyaient que j’étais mort »

De toutes ces années, Marcel garde de très bons souvenirs. « Je me suis bien amusé et été gentil et blagueur avec les clients. Si je remarque une évolution ? Il me semble que les gens deviennent plus difficiles avec le temps, car la vie est chère. Ma façon de travailler n’a, elle, pas changé. » Une anecdote l’a particulièrement marqué : « En 2004, j’ai eu un cancer du poumon, j’ai été opéré et guéri. Mais à la friterie, les clients me croyaient tous mort », rigole-t-il.

Depuis 2004, la caravane de la friterie a laissé place à un bâtiment en dur. Malgré le départ de Marcel, le Snack du Condroz reste bel et bien ouvert.

PAR ANNICK GOVAERS

 L'ACTU DE HUY WAREMME

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Commentaires

  • Merci et merci, Marcel (Mossoux) de ce que vous étiez dans l'exercice de votre profession: une personne attentive (aux autres) et attachante.
    Nandrin se souviendra de "chez Marcel", un peu comme on a chanté "chez Laurette".
    Marc Evrard, "le conseiller", comme vous m'appeliez !

  • Coucou Marcel,
    Et oui que de bons temps on a passé!
    Quand l'heure de la retraite est décidée, il faut la prendre et en profité.
    Bravo Marcel, on peut le dire et affirmer, il était toujours agréable de passer à la friterie manger une boulette frite et ou autre chose.
    Toujours un accueil qui donnait que du bonheur....
    Merci Marcel à To nous te souhaitons une longiue et heureuse retraite edt surtout continue çà toujours rigoler , rigoler c'est le bonheur....
    Amitiés
    Sylvette et Gérard.

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