Dans un mois et demi la rentrée:toutes les écoles ne jouent pas le jeu de la transparence ?

Lien permanent

C’est bien de faire confiance, mais les règlements sont clairs.

Le Décret Missions prévoit spécifiquement «  qu’avant le début de l’année scolaire, et à titre d’information, une estimation du montant des frais réclamés et de leur ventilation est portée par écrit à la connaissance des parents  » (…) Les pouvoirs organisateurs doivent ensuite «  remettre, par écrit, des décomptes périodiques qui détaillent, au minimum, pour chaque élève et pour la période couverte : l’ensemble des frais réclamés (les frais qui ne figurent pas dans un décompte périodique ne peuvent en aucun cas être réclamés), leurs montants, leurs objets, le caractère obligatoire ou facultatif des montants réclamés  ».

Ces décomptes précisent également les modalités de paiement, ainsi que les possibilités d’obtenir des facilités de paiement. La période qui peut être couverte par un décompte périodique est de minimum un mois et de maximum quatre mois.

« Petites enveloppes »

L’administration ne croule pourtant pas sous les plaintes des parents. Un signe qu’une minorité d’écoles seulement ne jouent pas le jeu ? Bernard Hubien en est convaincu, mais il affirme que le «  règne des petites enveloppes  » n’est pas révolu. Vous savez, les 8 ou 10 € que l’on demande aux parents de glisser dans une enveloppe pour la sortie du lendemain…

«  Nous ne recevons plus de plaintes liées à la non-justification de frais », explique le secrétaire général de l’Union des associations de parents de l’enseignement catholique (Ufapec). «  Les parents se plaignent de la non-possibilité d’échelonner les dépenses au-delà de 50 €. Cela existe dans le décret, mais n’est pas obligatoire. C’est une de nos revendications. Toujours plus de familles sont confrontées à des difficultés de paiement et n’en parlent pas à l’école, car elles ont honte… »

Temps de midi

Il y a aussi l’incompréhension des frais engagés pour le temps de midi : il ne constitue pas un temps scolaire. Pour les services proposés, autres que la surveillance, une participation aux frais peut donc être demandée. «  On en a parlé à la ministre. Elle réfléchit à une solution  », commente M. Hubien.

«  Les plaintes les plus nombreuses concernent toujours les montants des voyages scolaires.

Ne s’agit-il pas parfois d’un moyen déguisé pour décourager certains parents d’inscrire leur enfant ?  »

Ici, il n’y a aucune objection à ce que l’école étale ce paiement « exceptionnel » sur plusieurs années…

DIDIER SWYSEN

Source 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel