Voici les hypothèses pour réduire la facture des certificats verts

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Quelles solutions pour dégonfler la « bulle des certificats verts » ?

Le contribuable wallon ne sera pas touché mais en tout cas, les petits producteurs en ont marre qu’on leur tape dessus.

Le gouvernement wallon tranchera dans le dossier (très délicat) de la bulle des certificats verts.

 

Une bulle qui a commencé à gonfler dans les années 2013-2014.

Pour rappel, les certificats verts, ce sont des subsides octroyés sur base de la production d’électricité, destinés à encourager les ménages à investir dans le photovoltaïque.

Mais pas seulement les ménages. Car les gros producteurs (éolien, biomasse, centrales hydroélectriques, etc.) bénéficient eux aussi de ce mécanisme d’aide. Ces certificats verts sont payés par tous les ménages, via une surcharge de 13,9 euros par MWh consommé, sur leur facture.

CERTIFICATS VERTS RÉDUITS

Le précédent gouvernement avait décidé de réduire la durée d’octroi des CV de 15 à 10 ans pour 79.000 ménages wallons, violant ainsi les promesses pourtant réitérées de ne pas toucher au système.

Ce qui énerve Régis François, président de l’ASBL Touche pas à mes certificats verts : « Je veux répéter que la surcharge sur la facture d’électricité, ce n’est pas à cause de son voisin qui a des panneaux sur son toit », martèle-t-il.

« Ça concerne toutes les filières du renouvelable. En 2016, la part du petit photovoltaïque représente 46 % dans l’octroi de CV. Moins de la moitié. Et ça va diminuer de manière constante. Ce ne sera déjà plus que 40 %, ou moins, en 2018. »

M. François le répète : il faut déjà récupérer les 5 ans de CV « volés » aux 79.000 ménages.

La fédération des énergies renouvelables (qui représente les grands producteurs) aurait même voulu récupérer ces CV pour financer de nouveaux projets… Le ministre wallon de l’Énergie (et du Budget), Jean-Luc Crucke, ne veut pas s’exprimer pour le moment, tant qu’il n’aura pas présenté son plan au gouvernement.

Tout au plus sait-on qu’il est « confiant », en vue d’une « solution pérenne » permettant au secteur de l’énergie renouvelable (et notamment du photovoltaïque, désormais rentable sans subsides) de se redéployer.

Mais on sait aussi que le ministre ne veut pas d’une nouvelle taxe qui toucherait tous les Wallons.

On sait aussi que lui et le ministre-président Borsus se sont engagés à prendre en compte les intérêts des petits producteurs. En clair, restituer les cinq ans de certificats verts aux 79.000 ménages concernés.

HYPOTHÈSES

Comment dès lors régler le problème de la bulle ? On peut faire participer le grand éolien, par exemple (lire ci-contre). Ça pourrait être une partie de la solution. Une autre piste serait de faire absorber la bulle des certificats verts par les GRD (gestionnaires de réseaux de distribution), les sociétés comme Ores ou Resa qui distribuent l’énergie chez vous.

Une partie de leurs bénéfices pourrait donc être prélevée. Problème : ces GRD augmenteront leur tarif de distribution.

Sauf que les plans tarifaires sont déjà définis jusqu’en 2023… Autre possibilité, proposée par TPCV : étaler sur 10 ans le payement des 5 ans de CV rendus aux producteurs.

Selon Régis François, cette solution « ne coûterait rien en plus aux ménages wallons ». Pour lui, jusqu’à présent, « on a frappé les particuliers parce qu’on n’ose pas taper les grands industriels. »

Il place donc de grands espoirs dans le présent gouvernement. -

BENOÎT JACQUEMART

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