Nandrinois attention aux morsures de tiques

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8.500 morsures de tiques enregistrées chez nous en 2017

 

Tiques, moustiques et autres insectes sont de retour.

Si elles ne sont pas détectées assez rapidement, leurs piqûres peuvent avoir des effets très néfastes sur votre santé. C’est notamment le cas des tiques.

Rien qu’en 2017, le centre fédéral de recherche « Sciensano » a relevé 8.500 morsures de tiques en Belgique.

L’an passé, le centre fédéral de recherche « Sciensano », avait invité, via le site TiquesNet, les citoyens mordus par une tique à lui envoyer les spécimens incriminés, en vue de leur analyse en laboratoire.

Grâce à cet appel à participation 3.700 spécimens ont été collectés et 1.600 tiques provenant de toutes les provinces du pays ont pu être analysées.

La répartition du nombre de morsures s’est avérée comparable à l’an dernier, avec des notifications plus nombreuses en Flandre (58,3 %) qu’en Wallonie (40,5 %) et que dans la Région de Bruxelles-Capitale (1,2 %).

Si on se réfère la densité de population, c’est la province de Luxembourg qui a été la plus touchée avec 205 morsures pour 100.000 habitants.

Suivent ensuite le Brabant wallon et la province de Namur.

Une opération de cette ampleur n’est évidemment pas anodine.

En Belgique, de nombreuses personnes ont déjà été victimes de morsures non traitées ces dernières années.

MALADIE DE LYME

Les conséquences peuvent être désastreuses puisque cette morsure peut provoquer la maladie de Lyme chez l’homme. Cette maladie peut toucher plusieurs organes et systèmes, la peau, mais aussi les articulations et le système nerveux.

« L’opinion publique a commencé à s’y intéresser ces dernières années suite à la multiplication des cas et leur médiatisation », explique Sébastien Daems, porte-parole de Sciensano, l’ancien Institut scientifique de Santé publique (ISP).

« On a donc lancé un projet en 2015 afin d’avoir un suivi longitudinal. »

En effet, la maladie est suivie grâce à un réseau de laboratoires et de médecins généralistes.

« La période d’activité des tiques, s’étend d’avril à octobre. » Il faut donc être très prudent surtout si vous aimez vous promener dans les bois.

« Les tiques aiment les sous-bois humides avec des températures modérées, à partir de 10 degrés. Mais elles n’aiment pas les températures extrêmes.

Lorsqu’il fait très chaud, ça ne les favorise pas. Mais il faut tout de même rester vigilant. » Pour éviter tout problème, les médecins recommandent de porter des vêtements qui protègent le corps. « Il vaut mieux porter des pantalons plutôt que des shorts ou bermudas », ajoute Sé- bastien Daems.

«Après la promenade en forêt, il faut procéder à un examen minutieux du corps. Moins la tique reste accrochée au corps, moins le risque de contamination est important. IL faut enlever la tique dans les 12 à 24h qui suivent.

Des pinces sont spécifiquement vendues en pharmacie à cet effet.

Elles sont petites, en forme de V, et grâce à un mouvement de rotation, on peut retirer la tête facilement. »

Un répulsif (le DEET) qu’on achète en pharmacie peut également être utilisé préventivement.

« Le même que celui qui est utilisé pour les autres insectes, mais il faut en appliquer toutes les 2-3 heures. »

-Article de J.M.

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