Nandrinois plus de 7.000 chauffeurs à trouver

S i vous avez l’âme d’un conducteur de train, de bus, de camion, de tramway ou de métro, cet article est pour vous. Tant le secteur privé que le public vous ouvrent les bras !

Hier, la société flamande de transport en commun De Lijn annonçait l’engagement, cette année, de 415 chauffeurs de bus pour remplacer ceux qui partent à la retraite. Elle organisera un « jobday » le 3 mars prochain aux dépôts de Saint-Nicolas et de Grimbergen. 400 personnes se sont déjà inscrites à l’événement.

Le vieillissement des travailleurs ne touche pas qu’elle. Nous avons pu le constater en joignant d’autres sociétés de transport, tant dans le privé que le public. Au Tec, par exemple, 180 conducteurs seront engagés cette année, nous apprend son directeur marketing, Stéphane Thiéry.

« À condition d’avoir au moins 21 ans et un permis B ». Des candidats qu’il faudra ensuite former. Le but est de les rendre opérationnels après un mois et demi.

« Il y a le permis D à décrocher ainsi qu’un certificat d’aptitude professionnel, c’est une obligation européenne. Puis, ils ont une formation complémentaire au métier de conducteur au sein du Tec ». Le Tec qui a créé une Académie de la mobilité.

On y enseigne les « 3 C ». À savoir la conduite en sécurité avec les règles d’éco-conduite, la communication avec les clients et le commercial car le conducteur doit pouvoir répondre à leurs questions. À l’engagement et durant le temps de la formation, le candidat touchera 12,71 € brut de l’heure.

« Quand la formation est terminée, pendant 6 mois, il touchera 13,8372 € brut de l’heure ». Après, ce sera 13,9231 € brut de l’heure avec une évolution tous les ans. À la SNCB, une première phase de 317 engagements de conducteurs de train est prévue.

« Cela peut évoluer en cours d’année », précise Thierry Ney, un porte-parole de HR Rail. Le salaire de base pour un tout jeune engagé est de 1.600 € net.

La formation est de minimum 200 jours calendrier. « Cela peut basculer de 1 à 1 an et demi en fonction du dépôt ».

À la Stib bruxelloise, le recrutement massif de nouveaux employés se renouvellera cette année. Selon son directeur général, on pourrait engager le même nombre de personnes qu’en 2017, soit 800 conducteurs, de bus, de tramway ou de métro.

« Il y a un double effet : la croissance de notre réseau et le remplacement des personnes du babyboom qui partent à la pension comme dans de nombreuses entreprises belges », indique Brieuc de Meeûs. Cela fait déjà 1.712 emplois à pourvoir dans les 4 entreprises publiques précitées.

L’ÂGE MOYEN ? 52 ANS

Mais, dans le public, on n’est pas en reste. « Nous sommes un secteur qui engage », explique ainsi un membre de la Fédération belge des exploitants d’autobus et d’autocar.

« En Wallonie, nous sommes d’ailleurs reconnus comme métier en pénurie. Cela vaut aussi bien pour les chauffeurs de bus travaillant pour des sociétés privées sous-traitant pour le Tec que pour les chauffeurs actifs dans le transport scolaire ainsi que les services occasionnels.

C’est-à-dire les chauffeurs qui conduisent des bus de tourisme ». Cette année, 350 nouveaux chauffeurs devraient être engagés car on constate aussi un vieillissement des effectifs. « L’âge moyen est de 52 ans ».

La Fédération travaille en collaboration avec le Forem et le fonds social. « La formation est de 9 semaines pour décrocher le permis D et le CAP. Il faut savoir que 80 % des personnes qui suivent cette formation décrochent un travail durable dans le secteur ».

Reste à parler de l’Union Professionnelle du Transport et de la Logistique (l’UPTR). Son président, Michaël Reul, évoque une réelle pénurie et entre 3.000 et 5.000 emplois à pourvoir ! C’est à découvrir dans l’article ci-dessous...

Article de - PIERRE NIZET Article complet clic ici 

« Nous remboursons les coûts de formation »

« À cause du vieillissement de la population de nos chauffeurs, on cherche entre 3.000 et 5.000 conducteurs pour les remplacer », explique Michaël Reul, le pré- sident de l’Union Professionnelle du Transport et de la Logistique. « Cela est aussi dû à la relance de la croissance économique ».

Quand il parle de milliers d’emplois, c’est uniquement pour le transport en Belgique. « Car le marché du transport européen, on l’a perdu ».

40 % des chauffeurs professionnels ont aujourd’hui plus de 50 ans ! « En transport national, il y a donc un job garanti pour tous les candidats chauffeurs routiers dans d’innombrables entreprises de transport belges.

Pourtant, sur l’ensemble du territoire, ce sont à peine 200 étudiants qui ont poussé la porte d’une école professionnelle en septembre dernier ». Le problème est tel que son fonds social prend en charge les montants investis par les candidats dans la formation.

Soit un maximum de 1.500 € pour le permis C, de 1.200€ pour un permis CE et de 500 € pour la qualification de base Aptitude professionnelle groupe C. Un jeune qui commence dans le métier peut espérer gagner 2.000 € net. -

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