Va-t-on également vacciner les garçons contre le papillomavirus ?

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Le Conseil Supérieur de la Santé a rendu, il y a plus de six mois, un avis positif, affirmant que c’était le seul moyen efficace pour protéger les générations futures.

Des recommandations qui, au cabinet de la ministre de la Santé, Alda Greoli (cdH) ne sont pas tombées dans l’oreille d’une sourde.

Alors quand les vaccins concerneront-ils aussi les garçons dans nos écoles ? Il est toujours impossible de le dire.

Ni même de savoir si cela va se faire.

« Des discussions sont en cours avec le fédéral.

Une étude (coût/efficacité du vaccin) est aussi en cours de réalisation. Il est prématuré de se positionner aujourd’hui sur ces questions », nous a répondu ce mardi, le cabinet de la ministre.

Actuellement, les filles de 12 à 18 ans peuvent déjà bénéficier de la vaccination gratuite. Via les services de promotion à la santé à l’école ou via les médecins privés.

« Pour les services de promotion à la santé, il s’agit des filles inscrites en 1re différenciée, en 2e secondaire et celles ayant entre 13 et 14 ans de l’enseignement spécialisé. Les médecins traitants ou spécialistes peuvent commander gratuitement le vaccin mis à disposition par la Communauté française en s’inscrivant à la plateforme e-vax ou prescrire le vaccin de leur choix », avait répondu la ministre à une question du député Patrick Prévot (PS). Quel est le taux de vaccination des jeunes filles ? Il est plutôt bas. La couverture vaccinale a été estimée entre 25 et 30 % en 2014.

« Une nouvelle étude a été effectuée auprès des jeunes filles en 2e secondaire en 2016-2017 », explique le cabinet Greoli. « Si les résultats ne sont pas encore disponibles, au vu du nombre de doses utilisées cette année-là, on peut espérer atteindre entre 50 et 60 % de couverture. » RÉTICENCES À quoi attribuer les réticences ?

Selon les experts, le manque de connaissance de l’existence du vaccin et de son utilité serait une partie de l’explication.

Comme le manque de confiance de certains parents qui craignent des effets secondaires ou que cela incite à un début plus précoce des rapports sexuels, hypothèse pourtant déjà démentie par des nombreuses études scientifiques. 

Article de DIDIER SWYSEN

 

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