La mère de famille de Nandrin a entendu un gros boum dans son sommeil : J’ai été pétrifiée confie-t-elle

Frappés par la tempête à Nandrin: «Notre fils est un héros»

La mère de famille a entendu un gros boum dans son sommeil : « J’ai été pétrifiée », confie-t-elle

Cela fait maintenant trois jours que la famille Vandervoort a été victime de la tempête Eleanor. Ces habitants de la rue sur Haies, à Nandrin, ont littéralement vu leur maison détruite par les fortes rafales de vent qui ont sévi durant la nuit de mardi à mercredi. Depuis, ils ont retrouvé un toit, au sein d’un logement de transit géré par le CPAS de la commune.

Christina Mbuaya, la maman, n’arrive pas encore à prendre pleinement conscience de ce qu’il s’est passé. «  Ça a été tellement vite  », confie-t-elle, «  que je ne parviens pas vraiment à me souvenir de cette nuit-là. Il était 4 heures du matin, nous étions couchés, et je me souviens m’être réveillée et avoir aperçu comme des lumières bleues qui tournaient autour de la maison, et j’entendais de grands bruits… puis un gros boum !  »

La mère de famille, qui attend un enfant, déclare ensuite avoir été comme pétrifiée dans son lit. «  J’étais tétanisée, je ne parvenais plus à bouger, et je ne comprenais pas non plus ce qu’il se passait réellement », dit-elle.

C’est l’arrivée de son fils aîné, Nicolas (20 ans), qui l’a sortie de ce calvaire. «  Il a crié que la maison était en train de s’effondrer et qu’il fallait qu’on sorte  », poursuit Christina Mbuaya. «  Il m’a aidée et m’a soutenue pour avancer, tant j’avais du mal à marcher !  »

Le jeune homme, au-delà d’apporter son aide à ses parents, s’est aussi occupé de ses deux plus jeunes frères, Joachim (16 ans) et Noé (13 ans), ainsi que sa petite sœur Hosanna-Rose (2,5 ans), et des deux nièces de la famille qui étaient présentes dans la maison pour les vacances. Un vrai héros ! «  S’il n’avait pas été là pour nous réveiller et venir nous chercher, je ne sais pas ce qu’il serait arrivé  », confie, émue, sa maman.

Réfugiés chez des voisins

C’est ensuite que la famille s’est réfugiée chez des voisins, avant l’arrivée des secours et de leurs proches.

Quant à savoir ce qui a bien pu se passer, difficile de comprendre comment les intempéries ont pu autant saccager la propriété. «  Le vent tournait tout autour, il y a eu, comme l’a dit le bourgmestre, une sorte de petite tornade. Quand on voit la maison, c’est comme si elle avait été enroulée, jusqu’à ce que tout le toit se soulève.  »

La mère de famille reconnaît essayer de garder le moral : «  Je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas facile  », dit-elle.

Dès que l’autorisation de retourner sur les lieux sera donnée par les pompiers, par mesure de sécurité, elle espère pouvoir retourner dans sa maison, et y trouver des effets personnels encore utilisables.

A visionner : le reportage RTL-TVI

C’est une année noire pour les catastrophes naturelles. Les scientifiques ont recensé pas moins de 710 catastrophes naturelles cette année, soit une petite centaine de plus qu’en 2016. L’ampleur des dégâts interpelle.

http://www.rtl.be/info/video/656077.aspx

 

http://www.rtl.be/info/video/656078.aspx

 

article de ED Source clic ici 

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