La famille Vandervoort a reçu les clés d’une maison de transit. Un mouvement de solidarité est né à Nandrin

Un deuxième drame après le suicide de William

Dispersés dans la famille et chez des amis depuis que leur maison est inhabitable, les Vandervoort (un couple et quatre enfants) vont pouvoir se retrouver.

Le CPAS de Nandrin leur a donné ce jeudi les clés de la maison de transit, gérée par le CPAS, rue de la Gendarmerie à Nandrin. Il s’agit d’un logement public d’urgence spécialement destiné à accueillir les ménages qui connaissent une situation de détresse (comme un incendie, notamment).

«  J’ai rencontré le papa jeudi matin, nous avons visité le logement ensemble, il m’a dit qu’il en parlerait à sa femme. Je les ai revus l’après-midi car ils souhaitaient revoir leur maison sinistrée. Le CPAS les accompagne aussi au niveau administratif. Une aide familiale est venue nettoyer la maison, qui peut accueillir six personnes.

Les clés de la maison de transit leur ont été remises, ils sont contents de pouvoir retrouver leurs marques quelque part, ils ont déjà subi beaucoup, la situation n’est pas facile  », commente Murielle Brandt, présidente du centre public d’action sociale.

Un deuxième drame

C’est effectivement la deuxième fois qu’un drame s’abat sur cette famille nandrinoise : en juin 2013, William, leur fils de 14 ans, avait mis fin à ses jours par pendaison dans le jardin familial. L’affaire avait fait grand bruit car l’adolescent venait d’apprendre le résultat de ses examens, poussant à la réflexion sur la crainte de l’échec scolaire chez les enfants.

Les proches de William, sa maman en tête, s’étaient mobilisés à plusieurs reprises pour dire «Stop au suicide».

Solidarité

Plusieurs mouvements de solidarité ont vu le jour pour venir en aide à cette famille appréciée. Ainsi, samedi, un groupe se réunira devant la maison ravagée pour «  sauver ce qui peut l’être  ».

«  Si la maison est jugée stable, nous allons essayer de récupérer un maximum d’effets personnels et le nécessaire de toilette. La maman étant enceinte et accouchant dans deux mois et demi, elle souhaiterait entre autres reprendre son trousseau.

Maintenant, comme le toit n’est pas bâché et qu’il pleut, je ne sais pas ce qu’on va trouver, du moins dans le living », poursuit Murielle Brandt.En parallèle, une collègue de la maman, qui travaille à la maison de repos des Floricots à Huy en tant qu’aide-soignante, a déjà rassemblé quelques caisses de vêtements notamment.

« Ils ne savent rien récupérer de ce qui se trouve dans la maison pour l’instant», commente-t-elle, « c’est trop dangereux. » Via les réseaux sociaux, elle a donc, en petite comité d’abord, lancé un appel à l’aide : des vêtements pour homme (taille XL), de S à L pour les adolescents et 4-5 ans pour leur petite fille. 

« J’ai déjà reçu pas mal de caisses… Attendons de voir un peu ce dont ils ont encore besoin à ce niveau-là », souligne-t-elle, avant d’évoquer que des draps, essuies, vaisselle ou petits matériels d’électroménager leur seront sans doute utiles dans leur logement d’urgence. N’hésitez pas à contacter le CPAS de Nandrin si vous souhaitez apporter votre petite contribution.

PAR A.G. ET E.D.

 

Tempête à Nandrin: un deuxième drame après le suicide de William clic ici 

 

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