Cela pourrait faire quatre jours sans bus à la veille des vacances de Noël

Trois jours de grève, du 20 au 22 décembre, soit à la veille des vacances de Noël, auxquels il faut ajouter la journée de manifestation nationale, le 19 décembre : cela pourrait faire quatre jours sans bus dans certaines parties de la Wallonie, au moment où des étudiants vont toujours à l’école… et où on sera en plein rush pour les achats de fin d’année. Inutile de dire que le préavis déposé par la seule CGSP des Tec a jeté un froid polaire.

D’autant qu’il vient quelques jours après les 48 heures de paralysie de la semaine dernière et que les usagers ne comprennent toujours pas pourquoi les chauffeurs des Tec affiliés au syndicat socialiste se croisent les bras.

La CGSP avance trois raisons : selon elle, le vote du service minimum au parlement wallon en pleine grève était une provocation, alors qu’ils ne veulent pas entendre parler de ce service minimum. Deuxièmement, les délégués refusent d’éventuelles pénalités en cas de grève sauvage.

Et enfin, la CGSP s’oppose toujours au projet de fusion des cinq Tec en une seule entité.

Le ministre du Transport, Carlo Di Antonio, déplore bien sûr cette grève annoncée.

Il répète que la porte de son cabinet est ouverte et il souhaite « mettre à profit les semaines à venir pour expliquer à la CGSP le bien-fondé des réformes en cours ».

Le ministre souligne que d’éventuelles actions pénalisent les usagers, qui ont déjà pas mal souffert ces derniers temps.

COMMERÇANTS AUX ABOIS

Ils ne sont pas les seuls.

Pour ne prendre qu’un exemple, l’association des commerçants liégeois tire la sonnette d’alarme.

Elle cite des chiffres de fréquentation en forte baisse et des diminutions de chiffre d’affaires allant de 50 à… 100 % lors d’actions précédentes au Tec.

Le chef du groupe MR au parlement de Wallonie, Jean-Paul Wahl, ne mâche pas ses mots. « Ça me semble tellement hallucinant, cette grève », nous dit-il.

« Après la grève de deux jours qui n’a pas connu une franche popularité, c’est le moins qu’on puisse dire.

On a rappelé au syndicat socialiste qu’il pouvait venir autour de la table, il ne vient pas. Heureusement, aux dates annoncées, les examens seront terminés.

Mais des enfants vont encore à l’école, les gens doivent travailler. Et puis, on sera juste au moment où les commerces tournent à plein rendement pour les fêtes. Si les conditions climatiques ne sont pas extraordinaires, les gens vont prendre le bus pour faire leurs courses.

Cette grève, c’est de l’insécurité pour les clients qui attendront peut-être pour rien à leur arrêt de bus ; c’est une atteinte aux collègues des grévistes, qui veulent travailler ; ça a des conséquences scolaires et commerciales. »

Le député MR, tout en appelant au dialogue et au bon sens des agents du Tec, parle d’un « blocage incompréhensible, presque enfantin : on a décidé de vous enquiquiner.

Même la restructuration du Tec n’aura pratiquement pas de répercussions sur les travailleurs, tout ça n’a aucun sens.

Quelques-uns démolissent la réputation de tout un service, d’une entreprise, alors qu’on sait que ce métier n’est pas facile. » 

BENOÎT JACQUEMART

 

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