• Plus Besoin d'aller à la commune

    Dix documents officiels servis à domicile

    Voici toutes les opérations que vous pourrez désormais faire chez vous avec votre carte d’identité

    Avec la toute nouvelle version de l’application en ligne « Mon dossier » (du Registre national), qui est lancée ce vendredi par le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (NVA), ce sont dix attestations officielles que vous pourrez obtenir dans votre salon. Deux fois plus qu’avant et avec un degré de sécurité plutôt remarquable.

    Grâce à « Mon Dossier », vous pouvez consulter votre dossier personnel au Registre national et télé- charger des documents officiels (certificats) sans devoir vous rendre dans votre maison communale. Ce n’est pas tout à fait neuf, mais le site web, qui n’était pas assez connu, a été simplifié et enrichi.

    «Avec cette nouvelle version, un déplacement à la maison communale appartiendra définitivement au passé », explique-t-on à l’Intérieur.

    Il va devenir très simple de télécharger le document dont vous avez besoin et de l’envoyer à l’administration qui vous le demande. Plus de dé- placement, de temps d’attente, de frais qui agacent, etc. Non, ici, ce sera disponible 24 heures sur 24, sept jours sur sept. CINQ NOUVEAUX Quels documents peut-on aller pêcher dans la base de données ? Aux extraits de registres ou aux certificats de résidence, s’en ajoutent cinq nouveaux : le certificat de résidence principale avec historique, le certificat d’un électeur belge, le certificat de cohabitation légale, le certificat de résidence en vue d’un mariage et le certificat du mode de sépulture et/ ou rites Ce qui ne gâte rien, c’est que la sécurité sera maximale : « Mon Dossier » livrera des attestations qui comporteront le cachet digital du Registre national. Elles auront ainsi la même valeur juridique que les documents délivrés par votre commune. Les instances qui vous demanderont ces documents ne pourront plus refuser cette version digitale.

    «Grâce au cachet digital, elles pourront vérifier si le certificat provient bien du registre sans qu’il ait été l’objet d’une quelconque manipulation », confirme un expert. Rassurez-vous, cette version branchée ne vous empêchera pas d’imprimer un document de la manière la plus classique : ce sera toujours possible. Comme aussi le fait d’aller chercher une attestation au guichet communal.

    Et il y a plus. Outre la fourniture de documents, le Registre national offre aussi la possibilité aux citoyens de laisser leurs coordonnées (sur base volontaire) : télé- phone, GSM, fax, e-mail. Un moyen de contact facilité avec les autorités tant fédérales que locales.

    ON VA ALLER PLUS LOIN…

    Ne vous y trompez pas : les améliorations ne représentent qu’une étape. Les autorités réfléchissent déjà à un système où les citoyens ne devraient pas répéter les informations qui les concernent auprès de chaque administration.

    « En poursuivant l’intégration des banques de données, le Registre National jouant un rôle évidemment central, on devrait arriver à ne plus demander d’attestations aux citoyens », explique-t-on à l’Intérieur, « mais à aller chercher directement ces infos en interne sans plus déranger le citoyen ».

    Sachez enfin que le ministre de la Justice œuvre, avec son collègue de l’Intérieur, à la digitalisation d’actes d’état civil (actes de naissance, de mariage, de décès).

    Une collaboration étroite avec le Registre national qui marque des points. L’objectif est, bien sûr, de rendre ces documents-là également accessibles à la population via le web.

     DIDIER SWYSEN

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  • Des températures à plus de 20 degrés. Jusqu’à la fin du mois !

    Vous n’avez peut-être pas cette impression mais cette année, et même l’été, a été déficitaire en matière de précipitations. Sur les quatorze derniers mois, entre juillet 2016 et septembre 2017, il n’y en a qu’un qui a connu un excédent : c’était le mois de novembre 2016

     

    Les Belges qui sont restés au pays cet été ne croiront pas cette information. Et pourtant, les statistiques ne trompent pas. Nous continuons à vivre en Belgique des mois trop… secs.

    Et cela dure, sauf la seule exception du mois de novembre 2016, depuis juillet de l’année précédente. Nous avons en effet pris notre calculette et additionné les litres tombés sur les 14 derniers mois à Uccle (NdlR : du 1er juillet 2016 au 22 septembre 2017) ainsi que le nombre de jours de pluie.

    Durant cette période, 746,9 litres d’eau au mètre carré ont été ré- coltés à l’Institut Royal Météorologique. Normalement, en se basant sur les normales, nous aurions dû avoir… 1.074,1 litres. Le passif est donc de 327,2 litres.

    Ce qui est énorme. Pendant ce même laps de temps, nous aurions dû avoir 242 jours de pluie, sur les 14 mois.

    Là, on en a eu… 206. Soit une différence de 36 jours. Plus d’un mois ! Même l’été « pourri » que nous avons eu en Belgique n’était pas vraiment si pourri que cela.

    Tant juillet (-15,2 litres) qu’août (-8,5 litres) ont connu un déficit pluvieux. Pour le mois de septembre, cela sera serré. Au 22 septembre, il a été récolté près de 60 litres.

    Soit 9 litres de moins qu’un mois de septembre « normal ».

    SEC DANS LA BOTTE DU HAINAUT

    En regardant les prévisions jusqu’à la fin de ce mois, on ne pré- voit pas beaucoup de précipitations. Le site de l’IRM en prévoit pour jeudi prochain. Celui de MeteoBelgique l’annonce plutôt pour le samedi 30 septembre. Reste à savoir qui aura raison ! La température devrait dépasser les 20 degrés entre ce dimanche et le dimanche suivant. On n’osera pas parler d’été indien, de peur de froisser les météorologues. Un été indien, cela se passe sur le continent américain, pas européen !

    Parmi les 13 mois déficitaires enregistrés depuis juillet 2016, les plus secs furent, étonnamment, avril 2017 (15,2 l) et dé- cembre 2016 (22,7 l). Chaque mois, l’IRM s’amuse à sortir sa carte des précipitations tombées sur une année.

    Elle nous permet de voir les anomalies par rapport à une moyenne calculée entre 1981 et 2010. Certaines communes ont eu 50 % de moins que la normale. C’est le cas de Sivry-Rance, de Momignies (Hainaut) et des environs de Libin (Luxembourg). Par contre, d’autres communes ont été arrosées « normalement ». Elles se situent toutes en Flandre-Occidentale. Comme Blankenberge ou Dixmude. -

    PIERRE NIZET

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  • Attention Hausse de la phobie scolaire

    5 % à 10 % des ados souffrent de ce mal-être à cause des réseaux sociaux

    L a rentrée a réveillé des angoisses chez certains jeunes. Les certificats pour phobie scolaire déferlent dans les écoles. Leur nombre a explosé en dix ans.

    Tremblements, crises d’angoisse, vomissements, cauchemars… Voilà ce que vivent ces jeunes qui se sentent incapables d’aller à l’école. La simple idée d’y mettre un pied les fait entrer dans une panique indescriptible. Leur diagnostic, ils souffrent de phobie scolaire. Selon les pédopsychiatres contactés, ce phénomène touche 5 % des élèves. Dans certaines régions, comme Mons et Liège, ce taux monte même à 10 %. Bien qu’il n’existe pas de statistiques précises à ce sujet, les médecins constatent que ces cas sont de plus en plus nombreux d’année en année. Il y a dix ans, seul 1 % des enfants scolarisés endurait cette phobie. Tous s’inquiètent de cette évolution. LES 12-15 ANS PLUS TOUCHÉS « Ce phénomène est en forte hausse. Les deux grands symptômes les plus connus sont le décrochage scolaire et le repli sur soi. Ce qui est marquant ces dernières années, c’est que le décrochage perdure de plus en plus longtemps. S’il y a dix ans, il ne durait que quelques mois. Aujourd’hui, cela peut aller d’un an à, parfois, trois ans », explique Anne Pochet, responsable des programmes thérapeutiques pour les adolescents de l’Hôpital Vincent Van Gogh, à Charleroi La phobie scolaire doit être traitée le plus vite possible. Dès les premiers signes, il est essentiel de consulter un médecin car la peur peut s’étendre à d’autres choses ou induire une dépression.

    DES FORMES DE HARCÈLEMENT

    Mais comment expliquer l’apparition de cette phobie ? Les raisons sont aussi diverses que variées. Elle peut être due à du harcèlement, à une séparation des parents, au décès d’un camarade, à la maladie d’un parent… « La phobie pure de l’école est difficile à évaluer et est aujourd’hui extrêmement rare. La raison, elle est majoritairement liée à d’autres problèmes sous-jacents qui induisent une phobie sociale.

    Beaucoup de médecins parlent donc de refus scolaire plutôt que de phobie », affirme Sophie Maes, pédopsychiatre dans le Groupe Jolimont. Ces refus touchent surtout les ados entre 12 et 15 ans. Alors qu’ils doivent faire face aux changements de leur corps, le milieu scolaire n’est pas un refuge. « Il leur paraît insécurisant.

    Ils sont face à un apprentissage qui leur échappe où ils sont soumis à des évaluations et un rapport anxiogène avec les adultes. Ils doivent aussi affronter les enjeux sociaux qui leur posent bon nombre de questionnements (est-ce que je fais les bonnes études, est-ce que le modèle de vie qui m’est imposé me plaît…) Le jeune ne se retrouve plus non plus dans l’enseignement qu’il juge parfois désuet et hors de ces habitudes modernes.

    À tout cela s’ajoute les réseaux sociaux, où le harcèlement qui est né à l’école continue, voire est amplifié », continue la pédopsychiatre. « Sains d’esprit, ces ados ne veulent plus aller dans leur école qui est un lieu de danger, de stigmatisations et qui incarne une forme de maltraitance. Par ce refus, ils s’adaptent donc aux dysfonctionnements perçus ».

    TROIS MOIS DE THÉRAPIE

    Pour soigner ces enfants et adolescents, des ateliers thérapeutiques sont mis en place. « Il y en a trois types à suivre : d’analyse où on cherche à étudier leur situation et à comprendre l’origine de leur phobie, de libération de la parole et d’interaction avec les pairs », explique Anne Pochet, du CHU Charleroi.

    « Ce traitement dure trois mois. À la fin, le jeune recommence à exprimer des projets scolaires. »

     ALISON VL

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