La police de l’environnement adresse un avertissement à Nandrin

Les terres pas dangereuses, mais pas autorisées.

Alertée par l’opposition UPN, la police de l’environnement est descendue à Nandrin le 21 août pour observer et analyser les terres transportées du Pery au chantier de la nouvelle administration communale pour remblayage. Après prélèvements, ces monticules de fraisâts hydrocarbonés ne sont pas dangereux mais ne peuvent être stockés sans autorisation.

 

Les tas de terres contenant du raclage de route stockés au Pery, derrière le hangar des travaux, et auparavant devant l’ancienne crèche communale, faisaient partie du paysage.

Une grosse partie d’entre eux a été transportée par camions en août dernier vers le chantier de construction de la nouvelle administration communale, pour servir de remblaiement.

Ce dont s’est inquiétée l’opposition Union Pour Nandrin qui a contacté la police de l’environnement de la Région wallonne, descendue sur place le 21 août dernier.

Les deux agents ont pris des prélèvements à la maison communale et ont demandé que le remblaiement cesse en attendant les résultats.

Ils se sont aussi rendus sur le site du Pery. Contrairement aux craintes de l’opposition, les terres s’avèrent non dangereuses, ont révélé les analyses de l’ISSeP, l’Institut scientifique de service public. La norme HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) n’est effectivement pas dépassée.

Pas de crainte à avoir, donc. Ces terres peuvent continuer à être enfouies. Par contre, la police de l’environnement a relevé que les tas de matières premières et de divers déchets étaient stockés sans autorisation au Pery.

En effet, le stockage de déchets inertes ou non dangereux nécessite soit une déclaration de classe 3 soit un permis d’environnement, en fonction du tonnage.

Ce qui n’était pas le cas. Par conséquent, la police de l’environnement a envoyé un avertissement unique à la commune, lui rappelant ses obligations et l’appelant à se mettre en ordre pour le 30 septembre au plus tard.

Wallonie environnement attire particulièrement l’attention sur le stockage de fraisâts hydrocarbonés de route, considérés comme potentiellement dangereux : elle demande de ne plus les stocker sans autorisation et sans une protection du sol adéquate. Le service régional épingle aussi le stockage de boue de curage d’avaloirs et/ou d’étangs.

À défaut de démarches, un P.-V. sera rédigé et transmis au fonctionnaire sanctionnateur régional ainsi qu’au Parquet. Le bourgmestre, Michel Lemmens, en déplacement à l’étranger ce vendredi, et l’échevin des travaux, Henri Dehareng, injoignable, n’ont pas été en mesure de commenter les faits.

Il nous revient toutefois que le Collège a depuis engagé une demande de permis auprès de la Région wallonne.

Du côté d’Union Pour Nandrin, on se dit soulagé de la non-dangerosité des terres mais le parti condamne l’amateurisme de la majorité qui n’était pas en ordre, malgré les interpellations.

Le sujet sera abordé en point complémentaire à l’ordre du jour du Conseil, lundi : « Nous demandons la régularisation de la situation et la recherche d’un terrain mieux adapté à l’entreposage de telles matières », indique Marc Evrard.

ANNICK GOVAERS

 

Voir les photos 2017 Clic ici 

 

Archives du Blog 2014 photos Clic  ici 

Point complémentaire au conseil communal Nandrin du lundi 25 septembre 2017 Clic ici .pdf4

 

1147395687.25.JPG

 

 

 

 

Commentaires

  • Quelle affiche, quelle publicité pour l'image et la promotion de notre belle commune rurale qui se veut pilote dans certains domaines mais certainement pas en écologie.

    Un seul mot suffit pour résumer et qualifier à lui seul cette gestion de matériaux inertes, de végétaux et déchets divers à proximité des habitations à l'adresse de nos responsables communaux. SCANDALEUX.

    Merci à notre autorité communale d'avoir permis de créer et de gérer durant presque une décennie et, ce dans la plus grande anarchie, pareille décharge de détritus en tout genre sans jamais prendre en considération les doléances des riverains qui n'ont eu de cesse de dénoncer les nuisances en termes de pollution visuelle, olfactives, écologiques. Il ne s'agit pas d'une forme de laxisme que l'on pour pourrait attribuer à leur décharge (sans jeu de mots), mais d'un aveuglement et d'une surdité profonde qui s'apparente très clairement à de l'autisme. Le groupe uPN rappelle les interventions lors de plusieurs conseils communaux sur la question de cette gestion "sanitaire" sur un terrain qui jouxte des habitations, mais c'est également sans oublier et compter les innombrables occasions où les riverains ont interpellé directement Monsieur Dehareng, en qualité d'échevin des travaux. Comment est-il concevable, après que l'échevin des travaux se soit renseigné auprès de la RW, selon ses propres dires, qu'il n'ait pas connaissance que certains déchets nécessitaient un permis d'urbanisme, voire d'environnement pour être stockés tandis que les bitumeux devaient être évacués vers des centres de traitement spécialisés. Chaque fois qu'il a été interrogé sur ces monticules, invariablement, Mr Dehareng a toujours répondu avec la quintessence d'un jésuite qui vous vendrait un chat dans un sac. Nous, les riverains impactés par cette pollution, tenons tout particulièrement à le remercier d'avoir entretenu des talus de raclage de route durant toutes ces années qui nous ont contraints à devoir garder nos fenêtres fermées principalement les nuits en périodes de chaleur pour échapper de respirer les vapeurs d'hydrocarbures.

    En effet, si l'analyse des échantillons prélevés ne démontre pas un dépassement de la norme autorisée, il n'en demeure pas moins qu'il en pouvait être autrement pour les talus antérieurs, car ces déchets toxiques provoquaient chaque été des irritations à la gorge, des migraines, et des odeurs très nauséabondes et agressives pour le nez alors qu'ils ne pouvaient en aucun cas se trouver à cet endroit sans avoir préalablement été analysés et traités pour être valorisés. Rappelons que les anciennes routes contenaient du goudron, produit considéré comme dangereux et cancérigène. Étant donné qu'aucun talus n'a jamais été analysé par le passé, la question demeurera toujours de connaître la qualité et le niveau de toxicité de tous les déchets bitumeux qui ont été stockés, réutilisés et enfouis en différents endroits de la commune.

    On est en droit de s'interroger de savoir combien d'années encore nous aurions dû subir la présence de ces monticules de fraisât si la police de l'environnement de la Région Wallonne n'avait envoyé un avertissement unique à la commune. En effet, on est coutumiers de voir apparaître et disparaître ces talus à longueur d'années.

    Les riverains du Péry se considèrent comme les sacrifiés de la commune.

    Comme la crasse appelle la crasse, pour être complet, il faut ajouter sur la liste des infractions commises sur ce terrain, facilement accessible, le dépôt par incivisme d'objets divers tels que chaines HI-FI, seaux en plastique, ordures ménagères, mobiliers de jardins, cuvette de WC,… sans compter les entreprises privées qui viennent décharger leur remorque à la nuit tombante.

  • HONTEUX

    SCANDALEUX

    IRRESPONSABLE

    Je comprend mieux pourquoi certains n'osent pas vous regarder dans les yeux quand ils vous disent bonjour !

Les commentaires sont fermés.