Imposer les marques ? Une très mauvaise habitude des écoles !

Sur cette liste type, l’école n’avait indiqué aucune marque si ce n’est « Bic » pour le modèle 4 couleurs. Mais de nombreuses écoles, trop souvent, indiquent encore les marques pour les correcteurs roller, les tubes de colle ou les blocs de feuilles…

Une habitude qui gêne la Ligue des Familles, qui dénonce chaque année ces pratiques.

« Dans certaines écoles, c’est fait de bonne foi, en utilisant la marque au niveau du discours courant mais sans imposer celle-ci aux familles », explique François Bertrand, responsable du service études au sein de la Ligue des Familles.

« Toutefois , cela influence les parents et les enfants dans l’acte d’achat, car certains vont se sentir obligés d’acheter la marque. D’autres écoles le font aussi sciemment, indiquant même qu’il faut obligatoirement l’article de marque de leur liste. Ce qui impose un investissement plus important pour les familles. »

ACHATS COLLECTIFS Or,

les dépenses liées à la rentrée scolaire peuvent peser très fortement sur le budget d’un ménage s’il est en situation précaire ou lorsqu’il s’agit d’une famille nombreuse. Regarder à la dépense est donc obligatoire pour de nombreux Wallons.

« On voit tout de même que les directions d’écoles lancent de plus en plus des groupements d’achat collectif, au niveau du primaire notamment, pour grouper les parents et pouvoir leur offrir des coûts moindres dans les achats des fournitures ».

Pour la Ligue des Familles, si le prix est un facteur très important, il faut aussi prendre en compte la qualité du matériel et sa durabilité.

Investir dans une mallette est une dépense parfois très importante mais s’il faut racheter une mallette de mauvaise qualité chaque année, au bout du cycle scolaire, la dépense peut être équivalente à celle d’un cartable de bonne qualité qui aurait tenu un demi-cycle ou un cycle complet… « On voit que, pour les cartables, les parents mettent pas mal d’argent.

Ces achats de fournitures mettent en lien plusieurs acteurs : il y a l’enfant, qui est influencé par les marques, les parents qui ont envie de faire plaisir, même si les moyens financiers sont moindres… » JUSQU’À 1.000 EUROS !

Tout est donc une question d’équilibre.

Céder, peut-être, sur un ou deux articles de marque, mais se concentrer sur les produits blancs pour le reste de la liste peut être une solution. Ou encore, aller faire les courses sans l’enfant, mais l’inviter à se joindre à vous pour un achat « cartable » ou « boîte à tartines » qui peut lui faire plaisir.

La gratuité n’est en tout cas pas à l’ordre du jour en Fédération Wallonie-Bruxelles. La Ligue des Famille estimait qu’une rentrée scolaire pouvait coûter jusqu’à un millier d’euros, pour un élève du technique ou du professionnel. Les dépenses les moins importantes concernant le cycle maternel évidemment…

Mais ce sont les sorties culturelles et les activités à la journée, ainsi que les voyages scolaires, qui grèvent souvent les coûts à l’année.

Un projet de gratuité est bien sur la table, mais il mettra encore des années à se concrétiser et débutera par le maternel, justement. On peut donc être envieux de ce qui se passe de l’autre côté de la frontière linguistique.

« Là, la gratuité scolaire est déjà en place.

À part le cartable, les parents ne sont plus sollicités pour les frais courants. Ce sont les écoles qui distribuent les fournitures scolaires.

Et il n’y a ainsi plus de disparités ni de stigmatisation des enfants qui auraient acheté du maté- riel différent ou meilleur marché ».

 L.P

1147395687.25.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rentrée des classes ,nandrin,

Commentaires

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel