Vous avez envie de vous retrouver sur Facebook, en maillot de bain, à votre insu ?

Vous êtes au bord d’une piscine communale ou d’un centre aquatique. Vous vous apprêtez à faire une photo de votre enfant… attention, c’est parfois interdit ! En fait, cela dépend du règlement en vigueur de l’endroit où vous vous trouvez.

De plus en plus de piscines interdisent l’utilisation d’appareil photos et de smartphone permettant d’en réaliser. Un fait constaté par nos confrères du « Nieuwsblad » que nous avons vérifié, hier, en effectuant un tour des piscines et des centres aquatiques wallons. Nous nous arrêtons à la piscine du Blocry à Louvain-la-Neuve.

« Chez nous, il faut demander l’autorisation pour prendre des photos. Et le maître nageur prévient les personnes dans l’eau », nous répond-on.

« Un jour, je suis sorti de la piscine car quelqu’un faisait des photos depuis l’extérieur. Je lui ai demandé de les effacer ».

INTERDIT À CHARLEROI

Il arrive aussi que des ados prennent des photos entre eux.

« Là, en général, ce sont leurs profs qui interviennent pour leur demander d’arrêter ».

Le but est évidemment que des photos ne se retrouvent pas sur les réseaux sociaux, contre la volonté de personnes immortalisées à leur insu.

Depuis la réouverture de l’Hélios à Charleroi en 2013, le règlement est clair : « C’est l’interdiction formelle de prendre des photos, sauf autorisation exceptionnelle.

Les maîtres nageurs ne sont pas autorisés à avoir des GSM et cela vaut pour tout le monde… à part les gens qui doivent le garder auprès d’eux ».

C’est le cas, par exemple, des médecins de garde ou des pompiers qui laissent alors leur smartphone aux surveillants.

« En général, cette situation arrive une fois par semaine, pas plus ». L’interdiction vaut aussi pour ceux qui ne nagent pas et se retrouvent dans les gradins.

« Il nous est arrivé d’intervenir.

Nous avons alors demandé d’effacer toutes les photos ».

À Mons, au Grand Large, la règle est la même qu’à Charleroi. « Elle vaut pour les abords de la piscine mais il est impossible de faire respecter une interdiction sur la pelouse, quand il y a beaucoup de monde ».

Tout comportement suspect serait pourtant vite remarqué par les secouristes.

À L’AQUALIBI, ON PEUT...

À la piscine communale couverte de Verviers, on autorise les parents à prendre leurs enfants en photo. Mais pas question d’en faire d’autres enfants.« Un jour, nous avons sorti un parent qui mitraillait toute la classe.

C’était beaucoup trop ». À l’Aqualibi, les photos avec smartphone sont autorisées et il n’est pas interdit de filmer avec sa GoPro.

« Il n’existe pas de cadre légal qui interdit explicitement les photos. Dès lors, nous gérons ce point en bon père de famille. Nous intervenons dès qu’une situation ennuyeuse se pose, si quelqu’un fait une photo qu’il ne devrait pas », précise Marie-France Adnet, la porte-parole de Walibi Belgique.

Pas très loin de là, au domaine provincial du Bois des Rêves à Ottignies, on est vigilant, aussi.

« On intervient dès qu’il y a une attitude que nous qualifions de louche mais on ne peut pas interdire aux familles de faire des photos », estime Pierre Coutisse, son directeur.

Article de  PIERRE NIZET

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