Pénurie de médecins nos communes sévèrement touchées

1856886690.9.jpg« S’il n’y avait pas eu 4 jeunes qui se sont installés ces 5 dernières années, avec les départs à la retraite, le Condroz aurait perdu 20% de praticiens. Les médecins installés doivent changer de mentalité : travailler en équipe et accueillir des assistants pour que ceux-ci s’installent à terme », encourage Benoît Didier, pré- sident du Cercle médical du Condroz. 

En province de Liège, 39 communes sur 84 comptent moins de 10 médecins pour 10.000 habitants, alors que la moyenne belge est de 22 (statistiques 2014 de la Province). Le Condroz est touché. Collectés par le PCS, les chiffres (2016) sont éloquents.

 Anthisnes : 5 médecins (maintenant 6 avec Maëlle Grosjean) pour 4.115 habitants, soit 12,15 médecins pour 10.000 habitants.

 Clavier: 5 médecins pour 4.546 habitants, soit 11 pour 10.000 habitants.

 Modave : 4 pour 4.157 habitants, soit 9,62 pour 10.000 habitants.

 Nandrin: 4 pour 5.838 habitants, soit 6,85 pour 10.000 habitants.

 Ouffet: 2 pour 2.806 habitants, soit 7,13 pour 10.000 habitants. >

Tinlot: 1 médecin pour 2.652 habitants, soit 3,77 pour 10.000 habitants.

 Hamoir : 6 pour 3.819 habitants, soit 15,71 pour 10.000 habitants.

 Ferrières: 6 pour 4.624 habitants, soit 12,71 pour 10.000 habitants.

 Marchin : puisque l’entité compte 3 médecins pour 5.390 habitants, nous calculons 5,56 docteurs pour 10.000 habitants

ANNICK GOVAERS

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« Bien organiser les postes de garde »

Que faire pour attirer les praticiens dans les zones en pénurie? Plusieurs incitants ont été mis en place. Le fonds d’impulsion Impulseo (une prime à l’installation, et un crédit à taux zéro) a été créé. Depuis la 6e réforme de l’Etat, cette compétence a été régionalisée.

Le ministre wallon de la santé, Maxime Prévot, a annoncé augmenter la prime de 20.000 € à 25.000 € pour les zones en pénurie sévère, et supprimer le prêt à taux zéro, peu utilisé. Il compte aussi renforcer le partenariat entre l’infirmier et le médecin.

« Les maisons de garde médicale sont toujours du ressort fédéral. Il faut bien les organiser pour attirer les jeunes médecins. Envisager des gardes les nuits en semaine à Tinlot, sans élargir le secteur pour garder une proximité avec les patients, est une piste de réflexion », suggère Caroline Cassart, députée fédérale et bourgmestre d’Ouffet.

Dans le Luxembourg, le plus impacté par la pénurie, la Province a concrétisé une série de projets. « Il ne s’agit pas d’une compétence propre de la Province. Si on est interpellé par le Cercle des médecins du Condroz, comme l’a été la Province du Luxembourg, nous pourrions également lever des actions. Soit par une réflexion à l’association des provinces wallonnes, soit en mobilisant notre Observatoire », déclare Katty Firquet, députée provinciale. -

ANNICK GOVAERS

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