Nandrinoises des plaintes contre le stérilet Mirena

1856886690.9.jpgCertaines associations féminines annoncent le début d’un « scandale sanitaire mondial ». Aux États-Unis et en Espagne, des milliers de plaintes ont été déposées.

En Belgique, en France et en Allemagne, les témoignages arrivent par centaines tous les jours. Leurs démarches varient mais le but de ces femmes est identique : dénoncer les effets secondaires du stérilet hormonal Mirena.

Ce contraceptif est produit par les laboratoires Bayer depuis une dizaine d’années. Elles se plaignent de violentes migraines, d’état dépressif, de crises d’angoisse, de perte de cheveux, de baisse de la vue, de tachycardie… « Je l’ai eu pendant 2 ans. J’ai vécu un cauchemar. Littéralement. Si je ne l’avais pas retiré, je crois que j’aurais tout perdu.

Je suis libérée depuis », explique une jeune Belge sur Facebook. Une autre va encore plus loin, elle affirme que sa stérilité est due au contraceptif : « J’ai eu pas mal de douleur, dépression, trouble de l’humeur et aujourd’hui impossible d’avoir un bébé… Ça fait 4 ans qu’on essaie alors que tous les deux nous avons déjà eu un enfant !

Pour ma part, j’ai toujours pensé que le Mirena y était pour quelque chose. J’ai été indisposée une année entière avec des douleurs du bas du ventre au genou ».

MAL INFORMÉES

Ce n’est pas le stérilet que ces patientes remettent en cause mais le personnel médical. Les effets indésirables cités figurent en effet sur la notice du contraceptif et leurs gynécologues ne leur en ont pas fait part. Elles affirment aussi que ces derniers n’ont pas été à leur écoute lorsqu’elles leur ont expliqué les troubles qu’elles vivaient depuis la pose du contraceptif.

« Mon gynécologue a complètement nié ce que j’avais, à la limite de me traiter de folle » ou « C’est en changeant de médecin après trois ans d’enfer que j’ai compris que toutes mes douleurs étaient vraies et non imaginées », peut-on lire sur la page Facebook « Victimes du stérilet hormonal Mirena ». Autre problème, certains spécialistes ne réalisent pas les contrôles recommandés par Bayer : un 6 semaines après la pose du stérilet et ensuite un autre chaque année.

DES PERFORATIONS UTÉRINES

 

Du côté l’Agence du médicament, même constat. Le suivi pose davantage question que le produit. « Si le contraceptif est vendu sur le marché européen, c’est que la balance bénéfices/risques est positive. Les effets secondaires sont connus, le souci est qu’il n’y a pas toujours de contrôle après la pose », explique Ann Eeckhout, porte-parole de l’Agence du médicament. « Ces neuf dernières années, nous avons reçu 480 notifications (NDLR. terme utilisé par l’AFMPS pour ‘plainte’) d’effets indésirables où Mirena est suspecté.

Il s’agit surtout de perforations utérines, déplacements de l’appareil contraceptif, grossesses extra-utérines, grossesses inattendues et douleurs abdominales » En Espagne, quelque 2.900 plaintes ont été déposées contre Mirena.

En Belgique et en France, des jeunes femmes veulent faire de même.

Certaines parlent même d’une action collective en justice.

Le scandale sanitaire annoncé aura peut-être lieu… -

ALISON VLT.

1147395687.25.JPG

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel