Nandrinois « Des renforts, toujours une bonne chose »

Les communes condruziennes compteront désormais un policier pour 1.000 habitants en moyenne

8 agents en + pour la proximité !

ML.JPG« Nous étions finalement peu concernés sur Nandrin », réagit le bourgmestre, Michel Lemmens.

« Mais les renforts, c’est toujours une bonne chose !

Les citoyens demandaient davantage de présence sur le terrain, même si notre zone est très calme.

Il y a tout de même, de temps en temps, une vague de vols plutôt cyclique. Je pense que cette réorganisation répondra aux demandes de beaucoup. »

E.D

La zone de police du Condroz est en pleine réorganisation. Afin d’optimaliser les effectifs de ses hommes, 8 agents seront transférés du service intervention vers la proximité. Concrètement, cela signifie qu’ils seront davantage présents, auprès des citoyens, sur le terrain.

 

Beaucoup ont tendance à se plaindre : « Mais que fait la police, on ne la voit jamais ! » Si cet adage populaire peut s’entendre aux quatre coins de la Belgique, dans le Condroz, visiblement, on a décidé de prendre l’expression au sérieux.

La zone de police est, en effet, en pleine réorganisation de ses services. Concrètement, il s’agit d’une sorte de restructuration afin d’optimaliser les effectifs.

« On ne parle ici d’aucun licenciement mais d’une réorganisation. Des agents du service intervention vont repartir vers la proximité », explique le chef de corps de la zone condruzienne, Philippe Prévôt. « Statistiquement, on a observé un taux d’occupation insuffisant en matière de constats. Avec ces transferts, ce temps pourra être investi dans la proximité.

Il faut savoir évoluer, s’adapter… Un moment, nous avions bien plus d’accidents mortels qu’aujourd’hui et le double de cambriolages, par exemple.

Aujourd’hui, et aussi avec une volonté des responsables politiques, l’idée est de revenir à une plus grande présence des effectifs policiers sur le terrain. »

En bref, huit agents supplémentaires seront transférés à la proximité, soit près d’un homme par commune (10). Le service en comptera donc une petite quarantaine au total. L’intervention, elle, disposera de 16 hommes.

« Bientôt 18, puisque la mise à la retraite d’un officier nous permettra d’engager deux agents supplémentaires », précise encore le chef de corps. Derrière cette volonté de mieux utiliser le temps des hommes, se trouve aussi l’intention de renforcer la visibilité des policiers dans les quartiers.

« Notre zone, il faut l’avouer, n’est pas très criminogène mais son territoire est très étendu. Nous avons besoin de plus de personnel pour sillonner les routes de campagnes, connaître les riverains… Nous compterons, alors, un agent pour environ 1.000 personnes, ce qui est très bien en termes de proximité », ajoute le commissaire Prévôt.

« Remettre le doigt sur les petites enquêtes, les problèmes de voisinage, les nuisances locales, les petits vols dans les buvettes de foot, les graffitis sur les murs de son quartier… Ce sont aussi ces petites problématiques que les gens attendent que nous réglions et qui, parfois, faute de temps, avaient tendance à passer à la trappe », enchaîne l’inspecteur principal Wagner.

L’INTERVENTION PRIORITAIRE

Attention, se retrouver à la proximité ne signifie pas que les policiers ne pourront plus intervenir, en cas de constat par exemple. « Le service intervention sera toujours prioritaire mais, inévitablement, quand un problème se posera, une équipe de la proximité, arrivée sur un lieu d’accident imaginons, pourra toujours constater les faits. » Ces transferts devraient être opé- rationnels d’ici la fin de l’été, voire le début de l’automne.

 EMILIE DEPOORTER

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