Nandrinois : les Wallons inégaux face à l’Urbanisme

i2.JPGEn matière d’urbanisme, les permis sont délivrés par le Collège des bourgmestre et échevins ou par la Région wallonne via ses fonctionnaires délégués.

Dans ce dernier cas de figure, on observe des différences importantes selon la zone dans laquelle la demande a été introduite. Au niveau de la Wallonie, la moyenne d’avis défavorables émis par les fonctionnaires délégués est de 14 %.

Dans la province de Namur, ce taux grimpe à 20 %.

Il est de 19 % dans le Brabant wallon. Le Luxembourg est dans la moyenne régionale avec 14 %.

Nettement plus peuplées les provinces de Hainaut et de Liège ont été scindées en plusieurs zones.

Le taux d’avis défavorable est de 16 % pour l’ouest du Hainaut (Mons-Tournai) tandis qu’il n’est que de 6 % pour l’est (Binche, Charleroi, etc.). Dans la province de Liège, on distingue Liège et sa grande banlieue (6 %), les cantons de l’est germanophone (20 %) et le reste la zone (Waremme, Huy, Verviers, etc.) qui se situe entre ces deux extrêmes avec un taux d’avis défavorable de 13 %.

Les Wallons ne seraient-ils pas logés à la même enseigne sur ce qu’ils peuvent faire en matière d’urbanisme ?

« Ces différences entre les taux s’expliquent par le fait que les réalités de terrain ne sont pas les mêmes dans une ville ou à la campagne.

Si un permis pour une quatre façades dans un lotissement ne pose pas trop de problème, il en va tout autrement lorsqu’il s’agit de rénover un ancien bâtiment industriel dans une agglomération.

Les habitations mitoyennes peuvent aussi poser des difficultés », analyse Nicolas Yernaux, porte-parole du Service public de Wallonie.

DES DÉLAIS VARIABLES

En fait, les dossiers deviennent de plus en plus complexes, ce qui a également un effet sur la longueur de leur traitement. La durée moyenne du traitement lorsque le dossier est soumis au fonctionnaire-délégué était de 27 jours en 2016, soit un peu moins qu’en 2015 (27,5 jours), pour l’ensemble de la Wallonie.

Les habitants de la zone Liège II (la province à l’exception de Liège, de sa grande banlieue et des cantons de l’est) ne doivent patienter, en moyenne, 22,5 jours, contre 30,8 jours pour leurs homologues du Hainaut oriental. et 30,7 jours pour les Brabançons.

Article  Y.H

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