Un projet de lutte contre les vols chez les défunts

illustration SP SudInfo.JPGLa zone de police du Condroz imagine un partenariat avec l’état civil des communes

Les cambriolages commis dans les maisons de défunts sont beaucoup trop fréquents. Au sein de la zone de police du Condroz, on imagine mettre en place un partenariat avec les services État civil des communes, en vue de les prévenir.

Un malheur peut en entraîner un autre… Et c’est tristement qu’un cambriolage a souvent lieu dans une habitation, vide, lors des funérailles (ou des visites au funérarium) de l’un de ses occupants. C’est ce qui est encore arrivé dans une maison de Nandrin la semaine dernière, rue du Bosquet.

Alors que la famille assistait à l’enterrement de son défunt, des individus ont profité de cette absence pour entrer par effraction dans le bâtiment et y commettre un vol. « Les malfrats consultent les rubriques nécrologiques pour repérer leurs prochains lieux d’action. Ils ont sans doute eu la puce à l’oreille via un avis mortuaire », commente l’inspecteur principal Laurent Wagner, de la zone de police du Condroz. Au moyen d’un tournevis et/ou d’un pied de biche, les voleurs ont forcé une fenêtre avant de fouiller et retourner la totalité des lieux. Impossible, pour l’instant, d’évaluer le préjudice subi.

Ce type de fait n’est pas rare. D’où l’idée de Laurent Wagner de mettre en place un partenariat avec les services État civil de nos communes.

« Le projet en est encore au stade embryonnaire mais les administrations pourraient nous informer de tout décès de citoyen résidant sur son territoire afin que nous portions une attention particulière à l’habitation concernée.

Pourquoi ne pas orienter nos patrouilles dans le quartier de la maison? Notamment aux heures de visites au funérarium ou lors des funérailles? », explique-t-il.

Des agents de la zone ont déjà rédigé un «projet-type» à remettre aux administrations communales.

« C’est en bonne voie, l’élaboration se met en place après le feu vert de nos supérieurs », précise l’inspecteur principal.
Reste que diverses réflexions doivent encore être menées. « N’y aurait-il pas, légalement, une entorse à la protection de la vie privée qu’une commune nous signifie un décès?

Je ne sais pas. Il faut soulever la question. Mais ce serait bête de ne pas essayer de le faire! » En attendant, la zone de police condruzienne appelle à la vigilance sur les réseaux sociaux.

« Nous ne pouvons qu’encourager les familles et proches des défunts à activer tous les dispositifs de sécurité des habitations concernées et avertir une personne de confiance dans le voisinage afin d’avoir un œil sur l’habitation durant les heures et jours critiques. (…)

N’hésitez pas à prendre contact avec nos services en cas d’appels suspects au domicile du défunt ou si vous remarquez des agissements suspects aux abords du domicile d’une telle personne. » Soyez prudents!

Article de E.D. Source Sudinfo 

«Ce n’est qu’un projet mais les administrations pourraient nous informer de tout décès de citoyen résidant sur son territoire» 

Laurent Wagner Inspecteur principal ZP du Condroz

 

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